22.05.2010
Paris est sa banlieue arrête sa publication sur 20minutes.fr
mais continue dans sa version d'origine sur Lemonde.fr http://parisbanlieue.blog.lemonde.fr
Nouvelle note, Du Grand Paris au Grand Gâchis...
A bientôt,
Jean-Paul Chapon
09:00 Publié dans 1 - Grand-Paris et Paris-Métropole | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : grand-paris, paris-métropole, paris, banlieue
06.05.2010
Megalopolis est en kiosque et Paris est sa banlieue est dedans ;-)
Le numéro 2 de Mégalopolis vient de sortir, disponible en kiosque. Et dans le numéro 2, Paris est sa banlieue pour une billet d'humeur en page Métropole, Entre vocabulaire et politique
A la veille des régionales, le JDD publiait un sondage TNS-SOFRES : seuls 41% des français avaient entendu parler du débat sur le Grand Paris. Pour 32% c’était vaguement et pour 9% précisément, à peine supérieurs pour les Parisiens. Mais de quel Grand Paris parle-t-on ? D’une métropole façon Grand Londres. D’une ville réunifiée avec ses dix millions d’habitants où l’on aurait gommé le mot banlieue, fait tomber la barrière mentale du périphérique ? Non, quand on évoque le Grand Paris, on parle vocabulaire et on fait de la politique à la française.
Le Grand Paris du sondage, c’est un projet de loi du gouvernement, une boucle de métro de 130 km de long avec des zones de développement. Le Grand Paris, c’est aussi le terme utilisé par Nicolas Sarkozy, le président urbaniste lorsqu’il découvre la métropole dans ses discours à Roissy ou à Chaillot ou qu’il demande à dix cabinets internationaux d’architectes de plancher sur la ville-monde de l’après-Kyoto. Une question de vocabulaire, et une question de politique. Car le Grand Paris, c’est de droite. A gauche lorsqu’on pense Grand Paris, on dit Paris Métropole. Mais Paris Métropole, ce n’est pas le Grand Paris, c’est un syndicat mixte d’études qui après un an d’existence peine à rassembler une centaine de collectivités. Il faut dire que la droite, à quelques exceptions près, boycotte Paris Métropole, jusqu’à vouloir lancer une association rivale « Ile-de-France Métropole ». Vous n’y comprenez rien ? C’est normal. Le sujet est embrouillé à loisir par les uns comme par les autres, et au final le débat est confisqué entre politiques et experts. C’est la même chose avec les projets de métro. A droite c’est le Grand-Paris, le métro aussi appelé Grand-Huit en raison de son tracé. A gauche, c’est Arc-Express, ou encore Orbival dans le 94. Tout le monde s’accorde enfin sur l’état d’urgence des transports dans la métropole, mais chaque camp y va de son projet. Un seul point en commun aux deux, gauche et droite, personne ne veut parler de gouvernance ou des institutions dont il faudrait doter ce Grand Paris pour lui donner une existence réelle et une gestion cohérente de part et d’autre du périf.
Alors, imaginons qu’un jour tous les habitants du Grand Paris, de Paris et de ses banlieues, réunifiés dans une métropole enfin solidaire, que tous ces « grands parisiens » soient appelés à élire au suffrage universel direct leurs représentants et le président ou pourquoi pas le maire du Grand Paris, il y a fort à parier que les résultats du sondage seraient bien différents.
Jean-Paul Chapon
20:40 Publié dans 1 - Grand-Paris et Paris-Métropole | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.04.2010
Carte postale de BHV ou quand le Grand Bruxelles menace de faire éclater la Belgique
La crise belge ouverte par la démission de son gouvernement jeudi 22 avril dernier est un nouveau rebondissement de la querelle communautaire entre Flamands néerlandophones et Wallons francophones. Et il est vrai que pour qui visite la Belgique, il y a toujours une incompréhension devant la dureté des positions de part et d’autre de la ligne qui partage le pays, rien dans l’autre langue, et seul Bruxelles est bilingue. Je me souviens par exemple d’un ubuesque trajet en train de Liège à Bruxelles où après chaque arrêt la langue des annonces changeait, passant du français au néerlandais, puis à nouveau au français et encore au néerlandais, la ligne zigzagant de part et d’autre de la frontière linguistique, le tout pour aboutir à une annonce enfin bilingue en arrivant à Bruxelles. On peut comprendre l’origine de cette opposition, le riche passé Wallon et le mépris pour les pauvres Flamands du Nord, puis le retournement économique, avec une Wallonie appauvrie et une Flandre plus dynamique et conquérante qui ne veut pas avoir à supporter le sud francophone du pays. Pourquoi pas, une solution fédérale semblait être la réponse, mais une réponse qui montre bien ses limites, car elle cristallise la séparation communautaire. La Belgique est encore un pays jeune, et fragile. Mais il y a le cas de Bruxelles, et aujourd’hui le problème BHV, c’est à dire l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde.
Le journal Le Soir a publié vendredi 23 avril un supplément de 12 pages consacré à la crise. La dernière page est consacrée à une explication du problème BHV, un cas qui devrait intéresser les lecteurs de Paris est sa banlieue, car il pose la question d’une métropole, des solidarités et du jeu politique (politicien ?) au péril de l’unité nationale de la Belgique.
« L’arrondissement électoral et judiciaire de Bruxelles-Hal-Vilvorde couvre les communes de Bruxelles et 35 communes du Brabant flamand. Sa particularité est donc d’être à cheval sur deux entités, Bruxelles et la province du Brabant flamand, et surtout d’être traversé par la frontière linguistique. Les francophones y ont le droit de voter et d’être jugés dans leur langue. Le problème, c’est qu’en 2002, le gouvernement a réorganisé les arrondissements électoraux pour donner à tous la taille d’une province. Sauf pour l’arrondissement de Louvain et BHV. En 2003, la Cour d’arbitrage, saisie par les nationalistes flamands, n’a pas contesté le fait qu’un arrondissement puisse s’étaler sur deux Régions mais elle a constaté l’anomalie de cet arrondissement par rapport aux autres qui ont la taille d’une province. Cet arrêt est interprété par les Flamands comme une obligation de scinder.. » Les Flamands veulent donc scinder cet arrondissement en deux, d’un côté les communes flamandes dans un arrondissement flamand Hal-Vilvorde et de l’autre côté les communes de Bruxelles qui deviendraient un arrondissement. Et Le Soir explique qu’il s’agit de mettre un terme à la francisation de la périphérie bruxelloise, en coupant les ponts entre les francophones de Flandre et Bruxelles. Il s’agirait continue le quotidien francophone belge de « faire en sorte que la frontière linguistique devienne une réelle frontière d’Etat ».
Les Francophones de leur côté veulent « sauvegarder les droits acquis des francophones en périphérie. Comme le droit de voter ou d’être jugé en français. Ils veulent aussi préserver les droits des francophones habitant dans les six communes à facilités de s’exprimer en français dans leurs relations avec l’administration communale, d’avoir des écoles, des clubs sportifs francophones. Or ils constatent que ces habitants font de plus en plus l’objet de tracasseries et de discriminations de la part de la Région flamande (attribution des logements, inspection flamande des écoles, circulaire Peeters…). Autrement dit, que les facilités accordées aux francophones sont de moins en moins respectées ». Et Le Soir ajoute que les francophones « craignent que la scission de BHV et, avec elle, le clivage de la frontière linguistique enferme définitivement Bruxelles en territoire flamand » du coup, ils demandent en contrepartie de la scission de BHV de préserver et même « bétonner » les facilités, et d’étendre ces facilités dans des communes à fort peuplement francophone.
Puis on arrive dans le dur territorial, avec la proposition d’ « un élargissement de Bruxelles pour éviter son enclavement en Flandre. Concrètement, cela signifierait annexer des communes de la périphérie sud (les plus riches) pour rendre Bruxelles financièrement viable et non plus dépendante du gouvernement fédéral et des autres Régions. Ou plus simplement créer un « corridor » – même réduit à quelques centaines de mètres – à Rhode-Saint-Genèse pour établir un lien territorial entre la Région wallonne et Bruxelles. » Autant la question de la viabilité financière de Bruxelles peut se comprendre. Mais le plus ahurissant est certainement la proposition de corridor et la logique d’encerclement de la ville. Les Flamands voudraient en enclavant Bruxelles, garder la ville comme une possible capitale d’un Etat flamand explique Le Soir. Les Francophones voudraient la création d’un corridor pour relier physiquement Bruxelles à la Wallonie. La continuité territoriale est elle nécessaire à ce point pour garantir des droits ? La Belgique est une démocratie, ce n’est pas dans un pays en guerre, même froide. Ce n’est pas Berlin-Ouest isolé en RDA, Sarajevo en guerre ou Chypre divisée entre grecs et turcs. C’est simplement la Belgique, un des membres fondateur de l’Union Européenne. Un pays ouvert, créatif, et qu’on croirait tolérant lorsqu’on se promène dans les rues cosmopolites d’Anvers. Tout cela est attristant et encore plus atterrant. Je n’ai pas de parti pris dans cette crise, et je ne connais pas assez la réalité belge pour juger, les uns ou les autres. Mais en rentrant d’une petite semaine passée à Anvers, ville flamande que j’aime et d’une semaine de travail avec mes collègues belges que j’apprécie, la lecture du dossier du Soir m’a profondément choqué, et m’a renvoyé au Grand Paris, aux affrontements stériles et égoïstes, à l’incapacité de voir l’intérêt général, de la ville, de la métropole, de ses habitants, des citoyens et ici d’un pays.
Pour finir, voici les premières lignes de l'éditorial de ce numéro spécial du Soir. "La Belgique ce matin est toujours debout. Ou du moins ses restes. Son corps tuméfié. Elle respire mais par saccades, profitant du petit intervalle d’air qu’on lui a laissé jusqu’à jeudi prochain. Elle se relève et repart à l’attaque mais le cœur n’y est pas. Est-ce d’ailleurs raisonnable d’y croire encore ?" écrit Béatrice Delvaux, rédactrice en chef du Soir, en ouverture de cet éditorial qui fait la une de ce numéro spécial, titré Ce pays a-t-il encore un sens ?
Un dernier commentaire, je viens de réaliser en regardant la photo de la devise belge, "l'Union fait la force", prise dans la gare centrale d'Anvers, que c'est la seule chose écrite en français que j'ai vu pendant mon séjour à Anvers. En même temps, on pourrait se demander pourquoi, au-delà de l'origine historique de cette devise, elle n'est pas écrite dans les deux langues...
Sur le dossier BHV dans Le Soir
Jean-Paul Chapon
19.04.2010
Liberté, égalité, sécurité ou l'égalité républicaine de Monsieur Gachet
« Ce qui serait ressenti ailleurs différemment peut provoquer un réel sentiment d'insécurité ici. » Ici, c’est le 16ème arrondissement de Paris. Ailleurs, c’est autour, le reste de Paris, le petit des 20 arrondissements, et le grand, la banlieue. La phrase elle, est prononcée par Gérard Gachet, porte-parole du ministère de l'Intérieur et conseiller délégué à la sécurité dans le 16e arrondissement, en réponse à une question de 20minutes lui faisant remarquer « Pourtant, on ne peut pas dire que le 16e est particulièrement sujet à la délinquance, comparé à d'autres arrondissements de la capitale… » C’est une phrase qui rappelle celle de David Martinon, éphémère candidat UMP aux municipales, qui en 2007 qualifiait Neuilly d’ « écrin unique en France, qui reste à l’abri des dérives de l’agglomération parisienne.
»
Une phrase que je ne peux pas m'empêcher de mettre en parallèle avec celle de Claude Dilain, le maire Clichy-sous-bois, qui a « honte d’être le représentant impuissant de la République française » et qui a tant attendu un poste de police à Clichy-Montfermeil après les émeutes de 2005 (je ne sais même pas s'il est enfin là). Mais il est vrai qu'un clichois et un parisien du 16ème arrondissement, ce n'est pas la même chose. Il y a des citoyens plus égaux que les autres. Et oui, Claude Dilain a raison, la logique du ghetto arrange tout le monde; dans le ghetto on est habitué, les écoles poubelles, la violence, l'absence de services, l'enclavement, c'est "ressenti différemment". Dans sa dernière interview sur Paris est sa banlieue, Philippe Dallier déclarait que pour financer les politiques sociales du Grand-Paris, il fallait partager les richesses du Grand-Paris, ce à quoi Monsieur Gachet semble répondre que "Charité bien ordonnée commence par soi-même". Le rêve d'un Grand Paris solidaire est encore bien lointain. En attendant, un mur du çon de Paris est sa banlieue s'impose pour Monsieur Gachet...
Jean-Paul Chapon (avec mes remerciements au Dr Gonzo ;-)
17.04.2010
Carte postale du Grand-Paris, avec autoroute urbaine et bonheur oublié
Le maire du Petit Paris, Bertrand Delanoë, vient de dévoiler son projet de reconquête des berges de la Seine, et à cette occasion il a déclaré selon l’AFP qu’il voulait « donner à Paris une occasion de bonheur ». Je cite ici l’éditorial qui accompagne son dossier de presse.
« Paris est née de la Seine : c’est, en quelque sorte sa « ligne de vie ». C’est pourquoi, il y a plusieurs années déjà, j’ai eu la conviction que sur cet axe essentiel devait naître un projet dédié à la beauté et à l’âme de Paris. Cette intuition est même devenue un engagement que nous avons inscrit dans notre projet, lors de la campagne pour les élections municipales de 2008.
En effet, comment accepter que ce site exceptionnel demeure réduit à l’état d’autoroute urbaine ? Notre ambition est donc de transformer cet espace pour l’embellir et réinventer ses usages. Ce site est vaste et offre un potentiel extraordinaire. Cela s’adresse à tous les amoureux de Paris, à toutes les générations : car si notre ville appartient à tout le monde, les rives de son fleuve doivent être à la hauteur de cette invitation permanente et universelle…
Oui, la transformation des voies sur berges entre en résonance avec une certaine conception de la ville du XXIème siècle. Car elle vise à mettre en harmonie des notions si longtemps délaissées : convivialité, diversité, créativité et esthétique. »
Juste en sortant de Paris, il y a la banlieue, l'entrée dans le Grand-Paris. Ici une photo prise ce soir depuis le pont Nelson Mandela, au-dessus de l’autoroute A4 à Charenton. Ici, le "site est exceptionnel", c'est le quartier du Conflans, au niveau du confluent entre la Marne et la Seine. Aujourd'hui, le confluent est le siège du complexe en chinois en berne Chinagora, hôtel à l'architecture sinisante et restaurant en pseudo pagode de béton. Ici aussi comme Bertrand Delanoë l'écrit dans son éditorial, les rives droite et gauche sont différentes. Industrielle sur la rive gauche, et habitations sur la rive droite, juste au-dessus de l'autoroute urbaine. Ici enfin, le bonheur est oublié depuis longtemps, peut-être depuis le temps jadis où l'on se baignait sur les rives de la Marne et de la Seine, avant la construction de l'autoroute. Mais il faut bien que l'autoroute qui vient de l'Est de la France puisse rejoindre la capitale, le Petit Paris régalien, et que la capitale puisse aussi sortir vers l'Est. Dommage pour la banlieue et pour le Grand-Paris...
J’aurais bien volontiers cité plus longuement Bertrand Delanoë dans ses envolées sur le bonheur, la reconquête des bords de Seine, mais malheureusement, il semblerait que le site de la mairie de Paris ne soit plus vraiment mis à jour, à moins que la direction de la Communication de Bertrand Delanoë considère que le maire de Paris n’a plus prononcé de discours important depuis le 14 décembre 2009. Le discours est bien sûr disponible en vidéo, mais je n’ai pas le courage ce soir de le retranscrire. C’est comme pour les dossiers de presse, en dehors des liens directs sur un événement, il n’y a plus de nouveaux dossiers de presse du maire mis en ligne dans l’espace presse depuis le 29 janvier 2008, quant aux dossiers de presse de la mairie de Paris, il n’y en a plus depuis fin 2009. Serait-il plus difficile de mettre à jour un site internet que de vouloir donner du bonheur à Paris ;-)
Sur le même thème il faut aussi lire La Honte, l'article que signe Dominique Albertini sur le site de Megalopolis Mag.
Jean-Paul Chapon
22:04 Publié dans 1 - Grand-Paris et Paris-Métropole, 8 - Cartes postales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : grand-paris, paris, charenton, bertrand delanoë, delanoë, mairie de paris, autoroute urbaine, a4
14.04.2010
Carte postale du Petit Paris, avec bonheur, égoïsme et grandes roues
Pendant que quelques millions d’habitants du Grand Paris se demandent s’ils auront un jour "le bonheur" de pouvoir utiliser une ligne de rocade de métro de banlieue, le maire du Petit Paris, Bertrand Delanoë veut redonner aux parisiens "le bonheur" de se promener sur les berges de la Seine. Chacun ses priorités. Bertrand Delanoë veut donc comme le rapporte l’AFP « donner à Paris une occasion de bonheur » en embellissant les bords de Seine. Et comme s’il était honteux et n’osait assumer son projet, il propose de ne fermer à la circulation que la partie centrale de la voie côté rive droite, ainsi « une nouvelle promenade serait créée au bord de l'eau, du bassin de l'Arsenal à l'Hôtel de ville, avec des barges sportives, un café flottant » peut-on lire dans la dépêche AFP, même traitement rive gauche. Mais fermer 2 km ou tout, c’est la même chose. C’est interrompre cette voie qui faute de mieux permet de relier l’Ouest et l’Est du Grand Paris, en traversant le Petit Paris. Le bonheur c'est bien, mais une ville c'est mobile, ça vit et ça se déplace, et la possibilité de se déplacer, c'est un élément qui permet ce bonheur, au-delà des seuls loisirs et activités ludiques que Bertrand Delanoë veut installer sur les berges de la Seine. Et oser dire qu’il suffirait de reporter la circulation de cette voie sur le périphérique et sur les quais hauts, n’entraînant qu’une augmentation de 5 à 6 minutes comme on peut le lire ce soir dans Le Monde relève de la méthode Coué ou des manières d’arracheur de dents.
Les régionales à peine passées, on assiste au grand retour de l’égoïsme de la mairie de Paris et de Bertrand Delanoë. Certes, ce serait magnifique d’enlever des bords de Seine une autoroute qui défigure la ville. Mais pour autant il faudrait d’abord la remplacer et offrir une alternative crédible et penser à l’échelle de la métropole et pas à celle du Petit Paris. Mais que voit-on ? Un débat honteux entre droite et gauche autour des projets de rocades de transports, allant jusqu’au blocage le plus imbécile et navrant. L’intérêt partisan est bien supérieur à l’intérêt général aujourd’hui. Et dans la perspective d’un Grand Paris, n’y a-t-il pas d’autres urgences que de donner une occasion de bonheur à Paris ? C’est comment le bonheur de Paris vu du bonheur de Clichy-sous-bois ou de celui de Montfermeil, de Sevran, de Bondy ou de Gennevilliers, tous ces bonheurs de banlieue ? C’est la gestion du petit Paris et de ses priorités égoïstes ; on fait un tram des maréchaux, qui a l’air si éloigné et périphérique depuis les berges de la Seine et des fenêtres de l’Hôtel de Ville du Petit Paris, mais qu’il a l’air tellement central ce tram vu des arrêts de bus de Clichy-sous-bois. Alors partager, accepter l’idée de solidarité, oser le Grand Paris, ce sera pour une autre fois. Accepter,à gauche comme à droite de penser aux Grands Parisiens, à leur besoin urgent de transports, avant de penser au bonheur de Paris, et à la tranquillité corporatiste des élus, c’est une question que Bertrand Delanoë semble avoir oubliée depuis longtemps. Je ne parle pas de Jean-Paul Huchon, qui ne s’est jamais posé la question. Qu’il est loin le temps des audaces, de la création de Conférence métropolitaine. Paris Métropole ronronne, Pierre Mansat, l’adjoint de Bertrand Delanoë chargé des relations avec les banlieues est tout fier d’annoncer sur Facebook et Twitter qu’il y a désormais 109 collectivités adhérentes, et organise des débats. C’est bien. Les banlieues débattront et se compteront.
Alors Monsieur Delanoë, puisque vous placez le bonheur et les loisirs parmi vos priorités, pourquoi ne pas aller faire un petit tour à la Foire du Trône. Pas de risque c’est encore dans le Petit Paris, pas dans le Grand, pas en banlieue ; mais là, depuis le haut d'une des grandes roues et autres nacelles illuminées, vous pourriez voir le périphérique saturé, avant même qu’il ne serve d’alternative à la fermeture de la voie sur berge, et puis en tendant un peu le cou, en prenant garde à ne pas tomber, vous verrez peut-être aussi l’A4, saturée elle aussi. Il n’y a que le RER A que vous ne verrez pas. Mais à l’occasion, Annick Lepetit votre adjointe aux transports et Jean-Paul Huchon le président de la région et surtout du STIF, pourront vous y organiser une excursion. Et avec un peu de chance vous aurez un train à deux niveaux, avant même 2012 ;-)
Jean-Paul Chapon
21:36 Publié dans 1 - Grand-Paris et Paris-Métropole, 8 - Cartes postales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : grand-paris, paris, petit-paris, bertrand delanoë, pierre mansat
10.04.2010
Carte postale du Grand-Paris, avec colère et honte partagées
Je m’apprêtais à écrire une de ces cartes postales de week-end après une visite auprès de ma mère. La maladie d’Alzheimer est une étrange saloperie, qui parfois crée un répit. Ma mère va mieux, si j’ose dire. Depuis quelques mois, elle est plus présente, son regard nous suit, je pense même avoir vu un sourire s’esquisser à plusieurs reprises sur son visage. Bien sûr, elle ne parle toujours plus, cela fait bien plus d'un an maintenant. Mais elle n’a plus sur le visage cette grimace d’angoisse et de douleur. C’est déjà ça, et c’est énorme. Et puis je voulais écrire une carte de soulagement, après l’intervention chirurgicale qu’a subi mon père. C’est en allant le voir hier, que j’ai garé ma voiture auprès de ce phare que j’avais oublié, étonnante vigie près des voies de Montparnasse, qui annonce un grand commerce de poissons. Etonnant contraste aussi avec les tours de Montparnasse dans le lointain.
Mais ce soir, j’ai ouvert Le Monde et je suis tombé sur « le cri d’alarme du maire de Clichy-sous-bois », Claude Dilain qui signe en page 3 du Monde daté du 11 avril 2010 une violente tribune, un cri de colère « Moi, Claude Dilain, maire de Clichy-sous-bois, j’ai honte ». Dans cette tribune, il raconte comment le 29 mars il accueillait avec le maire de Montfermeil, Xavier Lemoine, une délégation de parlementaires dans le cadre d’une « mission d’évaluation des politiques publiques dans les quartiers en difficultés. » Il raconte comment à peine la journée commencée, il doit quitter la délégation, à cause d’un feu dans un immeuble. Il raconte la montée dans cet immeuble.
« Au 4e étage, nous visitons le logement d'un "marchand de sommeil". Nous y rencontrons trois familles dans un trois-pièces dans un état effarant. L'un des enfants est hospitalisé avec sa maman. Les familles, africaines, avec enfants en bas âge, paient 420 € de loyer par mois pour une chambre de 10-15 m2. La famille qui occupe le salon paie 700 € par mois. Le business du sommeil est rentable. Le père, en situation régulière, travaille en France depuis onze ans. Il me montre les quelques feuilles volantes, écrites à la main, qui lui servent de reçus pour le paiement de ses loyers. Aucune de ces familles n'a de bail. Elles partagent la cuisine, une salle de bains. Plusieurs fenêtres sont brisées, les murs sont noirs d'humidité.
Cas isolé ? Non. Ce logement vient d'être acheté par un nouveau marchand de sommeil après avoir été mis en vente par l'administrateur judiciaire de la copropriété parce que le propriétaire précédent ne payait plus ses charges. Dans ma commune, ce sont des centaines de logements qui appartiennent ainsi à ces profiteurs de la misère. En toute impunité, ou presque. J'invite les parlementaires, accompagnés du sous-préfet, à venir voir cette réalité. Nous nous retrouvons donc à grimper avec des lampes de poche dans les étages. Nouvelle visite de logement au 4e étage et rencontre hallucinante dans la cage d'escalier, noir complet, avec de nombreux voisins descendus ou montés pour l'occasion, venus crier une nouvelle fois leur désespoir, devant cette arrivée impromptue de représentants de la mairie, de l'Assemblée nationale et de l'Etat...
Cette scène, dans une cage d'escalier étroite, à la seule lumière des lampes de poche, prend des allures surréalistes. Des personnes arrivent, toujours plus nombreuses, du dessus, du dessous... Dans ce capharnaüm, une femme monte lentement et silencieusement l'escalier, elle est pliée en deux, sous le poids d'un caddie plein, qu'elle porte avec une lanière sur le front. Elle habite au 8e étage. Nous sommes à 15 km de Paris, est-ce possible ? Dehors, une trentaine de jeunes sont venus voir le maire et ces "politiques" qui ne "font rien". Les parlementaires et les policiers qui nous accompagnent ne sont pas très à l'aise. Il faut dire que la semaine dernière un de leurs collègues a reçu, ici même, un projectile sur la tête (dix points de suture). »
Claude Dilain continue en écrivant « les jeunes comparent le Chêne- Pointu aux favelas… » et il explique qu’il ne peut pas laisser dire cela et qu’il évoque devant eux « les plans de sauvegarde » signés et les travaux qui doivent avoir lieu. La tribune continue et Claude Dilain repose comme il le fait si souvent la question qui devient obsédante « Qu’attendons-nous ? De nouvelles émeutes ? Que la Cocotte-Minute explose ? » Il revient sur le taux d’abstention dans sa ville aux dernières élections « Mais comment reprocher aux électeurs clichois de se désintéresser d'élections pour des institutions dont ils se sentent exclus, sur ce territoire abandonné de la République ? J'espère que les députés et représentants de l'Etat, témoins de cette journée ordinaire dans ma ville, seront porteurs de cette réalité au plus haut niveau de l'Etat. Parce qu'aujourd'hui, moi, maire de Clichy-sous-Bois, j'ai honte d'être le représentant impuissant de la République française." »
Le plus dur est certainement le Post-Scriptum qui conclut la tribune : « une réunion sur le "plan de sauvegarde" du Chêne- Pointu devait avoir lieu vendredi 9 avril. Elle a été annulée au dernier moment, la plupart des représentants institutionnels n'ayant pas pu se rendre disponibles. »
Cette tribune, je voudrais la rapprocher d’une autre déclaration que j’ai lue dans Le Parisien cette semaine. C’est celle de Fadela Amara, la secrétaire d’Etat à la ville, dont le plan Espoir-Banlieue, le fameux « plan Marshall » de Sarkozy a une drôle de gueule après la lecture de la tribune de Claude Dilain, qui réunissait à Nice des associations acteurs de la banlieue. Voici deux questions et leurs réponses de cette interview.
"Quel nouveau message souhaitez-vous adresser ce matin à tous les acteurs de la banlieue réunis à Nice et qui attendent de véritables changements dans leurs cités ? Fadela Amara. Les quartiers ne doivent pas toujours être dans le rattrapage, il faut aussi qu'ils soient moteurs dans certains domaines pour ne plus être regardés comme des boulets de la société. Je pense à la formation professionnelle, au numérique, à l'éducation. Je propose que dix établissements classés en ZEP soient choisis pour y expérimenter des projets pédagogiques novateurs. On peut par exemple décider dans un lycée que les jeunes iront le matin en classe et que l'après-midi sera consacré aux sorties culturelles, à la pratique de la musique ou du sport, comme cela se fait en Allemagne. Il est urgent de créer des dispositifs qui redonnent envie aux jeunes d'aller en cours. L'école doit être un plaisir.
Faut-il poursuivre le débat sur l'identité nationale ? Fadela Amara. Sur la forme, je regrette certains dérapages. Mais sur le fond, je suis d'accord avec ce débat. Il doit se poursuivre même si la priorité des priorités pour les Français, ce n'est pas ça mais plutôt les fins de mois difficiles. Il est bon de savoir qu'est ce qui fait qu'on est Français. Y compris pour moi, par exemple, qui pratique le ramadan, même pendant un conseil des ministres !"
Claude Dilain a honte d'être le représentant impuissant de la République française, et demande comment les scènes qu’il décrit sont possibles à 15 km de Paris. Fadela Amara dit que l’Ecole doit être un plaisir, que l’après-midi doit être consacrée aux activités culturelles, à la musique et au sport, et qu’il est bon de savoir ce qui fait qu’on est Français ! Téléscopage terrifiant.
Les lecteurs de Paris est sa banlieue connaissent mon admiration et mon estime pour Claude Dilain, et ont déjà lu à plusieurs reprises des critiques sur Fadela Amara. Mais je voudrais ici dire à quel point, il faut savoir se départir d’une attitude partisane systématique, comme on le voit dans le déplorable débat autour du projet de Grand-Paris, déplorable autant de la part des acteurs de gauche, à part certains, comme justement Claude Dilain ou Stéphane Gatignon, que de celle des acteurs de droite, à part certains autres comme Philippe Dallier, dont on peut revoir la récente interview sur Paris est sa banlieue. Et ce soir, la lecture du témoignage de Claude Dilain me rappelle finalement pourquoi j’ai encore envie de tenir ce blog, et de continuer à faire vivre Paris est sa banlieue. C’est pour pouvoir à mon tour apporter une petite contribution au combat de ces hommes, comme Claude Dilain (PS), comme Stéphane Gatignon (EE), ou comme Philippe Dallier (UMP). J’ai souvent écrit à propos de la nécessité absolue de créer un Grand-Paris, démocratique et solidaire, que l’on ne supporterait pas de dire que dans ce Grand-Paris, cette ville monde comme le projet de loi du gouvernement la qualifie, on ne tolèrerait pas que l’on puisse dire qu’il y a des quartiers comme Clichy-sous-bois où le taux de pauvreté est de 70%, où règnent les marchands de sommeil, où « une femme monte lentement et silencieusement l'escalier, elle est pliée en deux, sous le poids d'un caddie plein, qu'elle porte avec une lanière sur le front ». Une nouvelle fois Claude Dilain a raison lorsqu’il dit que « la logique du ghetto arrange tout le monde » comme le rappelle encore Luc Bronner dans le portrait de Claude Dilain qu’il dresse en marge de cette tribune. « La concentration des populations pauvres et immigrées dans certaines villes, certains quartiers, arrange la société, en particulier les classes moyennes et favorisées, qui évitent ainsi d’avoir à cohabiter – et à scolariser leurs enfants – avec des populations plus fragiles. » Alors pas de carte postale d'apaisement, mais le partage de la colère et de la honte de Claude Dilain.
Les photos qui illustrent cette notent ne sont pas celles du Chêne-Pointu mais de la Forestière, une autre cité de Clichy-sous-bois à laquelle Paris est sa banlieue avait consacré la note "Carte postale de banlieue, sans minarets ni identité nationale"
Jean-Paul Chapon
19:18 Publié dans 1 - Grand-Paris et Paris-Métropole, 2 - Société, vous, moi, nous... et la banlieue aus, 6 - Alzheimer, vous savez..., 8 - Cartes postales | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : claude dilain, clichy-sous-bois, fadela amara, banlieue, plan espoir-banlieues, politique de la ville
07.04.2010
"Pour financer les politiques sociales du Grand-Paris, il faut partager la richesse du Grand-Paris", Philippe Dallier, sénateur UMP du 93
Une interview tonique avec Philippe Dallier, le sénateur UMP des Pavillons-sous-bois en Seine-Saint-Denis, auteur d'un rapport et d'une proposition sur le Grand-Paris qui retrouve sa verve, ne connaît toujours pas la langue de bois et se présente clairement comme un acteur incontournable pour la construction du Grand-Paris (pas le grand-huit, mais le vrai). A quelques minutes de la reprise des débats au Sénat sur le projet de loi du Gouvernement sur l'autre Grand-Paris, celui de Christian Blanc, le secrétaire d'Etat au développement de la région-capitale, Philippe Dallier qui a lancé un appel à la raison il y a quelques jours, s'exprime sur le dossier. Mais aussi sur Paris-Métropole, qu'il verrait bien comme partenaire de discussion et surtout comme garant d'une vision métropolitaine au sein du projet gouvernemental. S'il renvoie dos à dos la région et le gouvernement dans la crispation autour de ce débat, sur le thème de la "réponse du berger à la bergère", il réclame la suppression de l'amendement qui clôt "manu milatari" la question d'Arc-Express, la rocade portée par la région. Mais pour lui, le projet ne va pas assez loin, les transports, c'est bien, mais il y a aussi le logement, la mixité sociale, la cohésion urbaine. Sur la gouvernance et son absence dans les débats, il conseille de s'adresser à tous ceux qui y sont opposés, à commencer par le président de la région, Jean-Paul Huchon, mais aussi aux élus de gauche comme de droite, notamment les présidents de Conseils généraux. Intéressante avancée, Philippe Dallier ménage Paris-Métropole, que la droite pourrait rejoindre si elle devient dans le texte de loi l'interlocuteur de la société du Grand-Paris comme il le propose, mais il est tout de même désespéré par le manque d'avancée et l'absence de la gouvernance du côté de ce qui reste encore un syndicat d'étude. A propos de la réforme des collectivités, on discute des métropoles de provinces à l'Assemblée et au Sénat, alors que rien n'avance pour le Grand-Paris, c'est absurde. Enfin commentant la décision de Claude Bartolone de présenter un budget en déséquilibre pour le 93, il y voit la preuve que le département n'est pas à la bonne échelle. "Pour financer les politiques sociales du Grand-Paris, il faut partager la richesse du Grand-Paris", suppression de la taxe professionnel, péréquation fiscale, le Grand-Paris est la solution pour répondre aux question posées par Claude Bartolone, auquel il déclare "moi j'ai une solution, j'attends toujours celle de Claude Bartolone...
"
Nous sommes ici au Sénat, débat sur le Grand-Paris, tout d'abord ça se passe comment ?
Vous avez lancé il y a quelques jours un communiqué d'apaisement ou d'appel à la raison. Quelles échos a-t-il reçu ?
Paris-Métropole est pour l'instant assez silencieux. Vous voyez un changement dans sa façon d'aborder la question et pourquoi pensez-vous que Paris-Métropole est le bon interlocuteur ?
Pourquoi la gouvernance reste toujours l'éternelle absente ?
Que pensez-vous de la volonté de Claude Bartolone, président du Conseil général du 93 de proposer un budget en déséquilibre ?
Interview enregistrée au Sénat, le 7 avril 2010
Jean-Paul Chapon
21:59 Publié dans 1 - Grand-Paris et Paris-Métropole, 1.2 - Les transports à Paris intra-extra muros, 1.3 - Ils parlent de la Ville et du Grand Paris | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : philippe dallier, grand-paris, paris-métropole, christian blanc, jean-paul huchon, ile-de-france, paris, banlieue, métro
Carte postale métropolitaine, avec correspondances parisiennes mais sans Grand-Paris
Sur cette photo, prise d’un immeuble de Charenton, dans ce paysage urbain, il y a trois départements, 94, 75 et 93 et donc deux Conseils généraux, celui du Val-de-Marne et celui de Seine-Saint-Denis et l’équivalent parisien, le Conseil de Paris. Il y a aussi pas moins de huit communes, dont on aperçoit les constructions, Paris, Charenton, Saint-Mandé, Vincennes, Montreuil, Bagnolet, Fontenay-sous-bois, Romainville. Et puis il y a aussi des intercommunalités, un communauté d’agglomération Est Ensemble, qui bien entendu ne rassemble pas toutes les communes citées. Il y a aussi une association de collectivités, l’ACTEP, qui elle non plus ne rassemble pas toutes ces communes. Il y a aussi un syndicat mixte d’études, Paris Métropole, mais toutes les communes citées n’en font pas partie. En revanche, dans ces communes, il n’y aucun moyen de transports en commun cohérent pour aller de l’une à l’autre. Les quelques lignes de métro ou RER qui y passent convergent toutes sur le centre de Paris, les bus ne sont pas une alternative pratique. Ainsi pour aller de la station de métro au pied de l’immeuble d’où la photo est prise à la mairie de Montreuil, vers les tours à droite du rocher du Zoo de Vincennes (qui est d’ailleurs à Paris ) en bus il faut prendre le 111, puis le 325 et le 115 pour un trajet théorique de 48’ selon le site de la RATP. En métro c’est plus rapide, mais il faut aussi changer deux fois, à Daumesnil et à Nation, changer deux fois dans Paris. Même chose pour aller à Vincennes, juste de l’autre côté du Bois. Et pour aller jusqu’à la cité de la Noue à Bagnolet, la tour blanche la plus haute de la photo, il faut changer une troisième fois à Père-Lachaise, toujours dans Paris intra-muros, ou alors un seul changement à République, mais c’est nettement plus long ;-)
Retour sur un autre Grand-Paris dès ce soir (si j'ai le temps) ou demain au plus tard.
Jean-Paul Chapon
12:33 Publié dans 1 - Grand-Paris et Paris-Métropole, 8 - Cartes postales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.04.2010
Un peu de bon sens dans le Grand-Paris
Je cite rarement un communiqué de presse tel quel, mais celui que Philippe Dallier, sénateur UMP du 93, et auteur d'un rapport sur le Grand-Paris, vient de publier aujourd'hui le mérite.
"Philippe Dallier a déposé 13 amendements sur le Projet de Loi du Grand Paris qui sera examiné à compter du 6 avril au Sénat.
Ces amendements ont pour objectif de positionner la région Ile-de-France et le syndicat Paris-Métropole comme interlocuteurs privilégiés de l'Etat.
Il n'est en effet plus possible de continuer dans les formes et dans le climat actuel. L'Etat et les collectivités locales doivent parvenir à un accord. Il faut que chacun fasse un pas en avant.
C'est pourquoi l'un des amendements déposés a pour objectif de supprimer la disposition qui prévoyait de mettre fin au débat public sur le projet arc-express.
L'opposition frontale entre la Région et l'Etat est préjudiciable au projet de l'Etat comme à celui de la Région.
Les franciliens vivent une situation particulièrement difficile en matière de transports, il faut leur apporter des solutions."
Enfin un peu de respect pour les parisiens, de l'intra-muros et de banlieue, un peu de raison et de bon sens dans tout ce cirque politicien indigne ;-)
Jean-Paul Chapon
18:45 Publié dans 1 - Grand-Paris et Paris-Métropole, 4 - politique, politiques... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : grand-paris, paris-métropole, philippe dallier



















