28.03.2010
Grand-Paris, le cirque continue
" Notre victoire, c'est aussi le rejet du Grand Paris du président de la République " déclare Jean-Paul Huchon au soir de sa victoire aux régionales. De son côté, Bertrand Delanoë, le maire de Paris, déclare « Les Franciliens ont sanctionné la démarche de l'Etat, technocratique, hyper centralisée, peu respectueuse de la légitimité des élus locaux. Le choix exprimé par le suffrage universel devrait, en toute logique, entraîner le retrait du projet de loi actuel. » Gonflé, à la limite de la mauvaise foi et du cynisme quand on sait que personne n’a porté le débat sur le Grand-Paris de façon sérieuse avant et pendant la campagne.
Selon un sondage TNS-Sofres de janvier publié par le JDD, si 68% des franciliens ont entendu parler d’une façon ou d’une autre du débat sur le Grand-Paris, et seulement 19% des franciliens connaissaient le projet de métro automatique de Christian Blanc. Et depuis, les électeurs tant de droite que de gauche n’ont entendu parler des projets de transports que dans le cadre hyper objectif d’une campagne électorale… de quoi se faire une idée !
Et comme avec le Grand-Paris, la comédie n’est jamais avare de mauvais rebondissements, pour répondre à la charge des deux élus socialistes de la région Ile-de-France et du petit Paris, pardon de Paris intra-muros ;-) un amendement ajouté au texte de loi sur le Grand-Paris adopté par le Sénat « stipule qu'il sera mis fin à la procédure de débat public engagée pour "un projet de rocade par métro automatique en Ile-de-France", dès le lendemain de la publication de la loi sur le Grand Paris ». Un partout la balle au centre. Le cirque continue autour du Grand-Paris. Lamentable…
C’est sur ce magnifique échange du plus bas niveau politicien, le niveau qui semble devoir être de rigueur dès que la question du Grand-Paris est abordée, pas le Grand-Paris de Christian Blanc, de Sarkozy ou de Delanoë, mais celui de ses 11 millions de parisiens. C’est donc sur ce magnifique échange que Paris est sa banlieue jette l’éponge et se retire du débat. Dans son commentaire de ma note précédente, Lupus écrit que "le temps d’une ville ne peut pas satisfaire l’impatience d’un blogueur", c'est vrai, mais aussi un blogueur ne peut pas influer sur ce temps, surtout lorsque ceux qui pourraient l’aider à le faire s’y refusent, comme les journalistes dans leur superbe ignorance, qui ne citeraient jamais un blog mais préfèrent le lire, s'en inspirer de temps en temps et jusqu’à parfois le pomper parfois... Bref, le débat reste aux seuls professionnels, politiques, experts et médias, les citoyens en sont exclus à commencer par les blogueurs. Et l’on s’étonnera de l’abstention électorale ;-)
Voilà c’est dit, Paris est sa banlieue va-t-il fermer ? Difficile à décider après plus de 5 ans. Mais ce qui est sûr, c'est que ce blog va changer, et que je vais petit à petit en reprendre possession, le faire évoluer, ouvrir peut-être une deuxième saison, une nouvelle série de "Desperate banlieusard", avec de nouveaux des photos des chats et du jardin, plus de nouvelles de ma mère et de sa maladie d’Alzheimer, plus de coups de gueule politiques, même s’ils ne concernent pas le Grand-Paris…
à suivre...
Jean-Paul Chapon
11.02.2009
72 collectivités dans Paris-Métropole, mais pas dans "Paris est sa banlieue"...
La question de Claire sur le nombre des collectivités adhérentes à Paris-Métropole dans les commentaires de la note précédente (version Lemonde.fr) me ramène à la dure condition de simple blogueur ;-)
j’ai reçu dans la journée du 10 février un mail du service de presse de la mairie de Paris avec ce message :
“Suite au communiqué de presse diffusé hier soir, vous trouverez ci-joint la proposition de l’IAU et de l’APUR pour le programme de travail du syndicat et une note sur l’exemple allemand des IBA en matière de conduite de projets urbains multi-partenariaux.”
Mais le communiqué de presse diffusé "hier soir", lui je ne l’ai pas eu. En revanche j’ai découvert avec intérêt et contrariété la teneur de ce communiqué dans le Parisien, avec une jolie carte et la liste plus ou moins complète des 72 collectivités ayant décidé de rejoindre Paris-Métropole. Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir demandé à plusieurs reprises à des membres du bureau de la Conférence Métropolitaine cette information ! Mais voilà, un blogueur reste un blogueur. Dont acte, même si je pense que Paris est sa banlieue est le “média” (allez j’ose ne pas être trop modeste ;-) qui suit avec le plus d’attention, de constance et même d’enthousiasme la Conférence métropolitaine et les débuts de Paris-Métropole. Bref, je dois avouer que je l’ai un peu mauvaise.
Donc, pas de compte rendu, pas de liste, et si vous voulez savoir ce qui se passe avec Paris-Métropole, je vous renvoie désormais à la vraie presse !
On peut notamment lire la Gazette des Communes qui en donne une bonne synthèse.
Jean-Paul Chapon
07:21 Publié dans 1 - Grand-Paris et Paris-Métropole, 7 - Sur les blogues | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.01.2009
Carte postale pour un 4ème anniversaire, avec tours et sans Grand-Paris
Je l’avais presque oublié, hier Paris est sa banlieue soufflait sa 4ème bougie. Voilà donc 4 ans qu’à travers ce blogue j’essaie de militer pour la création d’un Grand-Paris, qu’il soit Paris-Métropole, Grand-Paris ou Paris tout court, mais surtout qu’il réunifie la Ville, ce Paris intra-muros séparé du Paris extra-muros par tant d’obstacles, au-delà de la simple symbolique du périphérique. Par ces cassures administratives et institutionnelles, que personne ne semble vouloir vraiment faire disparaître, expliquant toujours fort doctement que le problème est ailleurs, sans jamais aborder d’un millionième de millimètre l’esquisse d’une solution. Ces cassures idéologiques, qui font qu’il ne faut pas avoir des idées préconçues, vouloir reproduire des solutions passées ou adapter celles venues d’ailleurs, s’abriter derrière la peur de reproduire les frontières un peu plus loin, comme si ce n’était pas déjà le cas, arguant des fausses bonnes idées, mais n’en proposant aucune. Ces cassures politiques, qui font que pour rien au monde on ne voudrait perdre un iota de son petit pouvoir local égoïste, que l’on n’est pas capable de raisonner au-delà de la prochaine campagne électorale, et que l’on suspecte toute initiative de l’autre comme étant un piège qu’il faut absolument éviter. Ces cassures culturelles et psychologiques, qui font que l’on regarde l’autre comme différent, inférieur, et surtout à éloigner, que l’on est tellement mieux et qu’il ne faudrait pas se mélanger, créant ghettos sociaux, culturels et ethniques, et transformant la ville en un apartheid qui n’ose dire son nom. Pourtant dira-t-on la question du Grand-Paris avance, on en parle, il y a la Conférence Métropolitaine, le syndicat Paris-Métropole, la vision du Président de la République et son coucours d'urbanistes, et même un secrétariat d'Etat au développement de la région-capitale. Que vouloir de plus ? Peut-être justement un peu moins, et à côté de cette course de projets sur des lignes parallèles, dont on sait bien qu'elles ne se rejoignent jamais ou peut-être à l'infini en changeant de dimension, une volonté et un courage politique, qui comme le disait récemment Pierre Mauroy fasse qu'on ne rate pas le train de l'Histoire
4 ans de Paris est sa banlieue et beaucoup d’amertume. D’abord parce qu’un blogue montre toujours ses limites. Denis Baupin m’avait présenté un jour comme « le blogueur fou », moi je me présenterais volontiers ce soir comme « le blogueur vain ». Vain, malgré de petits succès qui font toujours plaisir, surtout à l’égo (sinon on ne serait pas blogueur ;-), comme de se voir cité dans le dernier livre paru sur la question du Grand-Paris*. Le plaisir de rencontrer les acteurs du débat du Grand-Paris, élus, chercheurs, architectes, urbanistes, journalistes, de pouvoir partager avec eux des idées, des pistes pour faire avancer ce projet. Oui, sans doute.
Mais blogueur vain, avec tant d’amertume, de lassitude et de frustration devant ce travail qui prend du temps, de l'énergie, de la passion, qui est difficile à mener en parallèle d’une vie professionnelle qui à son tour prend parfois tout ce temps et cette énergie, sans parler de la vie personnelle et familiale qui n'est pas toujours facile, les lecteurs fidèles de Paris est sa banlieue le savent et je veux les remercier une fois de plus de leur sympathie. Et de la frustration aussi, oui, parce que la stagnation de la fréquentation ou des commentaires font que l’on se demande s’il faut continuer à essayer d’apporter sa petite pierre à un débat, qui finalement n’intéresse peut-être personne ? Un goût amer, pas loin d'un sentiment d'échec... Bien sûr, à côté du grand-public, il y a les visites « qualifiées » qui font plaisir, on sait que l’on touche sa cible, les mairies, les universités et les centres de recherche, les ministères, les services, la RATP ou la SNCF, et les médias, chez ces derniers, certains aident, d’autres pillent, c’est la vie ;-) Et puis, il y a aussi les désagréables, les malveillants et les méchants, qui lisent de travers, trop vite, ou pas du tout et qui viennent sur les blogues pour se défouler de leur misère, c’est si facile d’injurier dans la lâcheté de l’anonymat. Enfin il y a les difficultés matérielles, les supports qui loin de vous aider vous enfoncent, comme celui du Monde.fr (va-t-on encore me faire payer cette phrase par 6 mois de mise à l'index de la sélection du Monde.fr), mais comment réagir quand depuis deux mois malgré mes demandes d’aide répétées, Paris est sa banlieue n’apparaît plus dans la liste des sites mis à jour, et que l’on me répond que c’est normal, que je n’y comprends rien, ou comme au printemps et à l’été où pendant plusieurs mois, l’affichage des vidéos a connu des problèmes, mais là encore, c’était ma faute et je n'y comprenais rien, mais pour autant les lecteurs de Paris est sa banlieue constataient aussi le problème. Et que dire des promesses qui n’engagent que ceux qui les écoutent, comme les avances de l’équipe sympathique de 20minutes.fr, sympathique, mais voilà… Bref, Paris est sa banlieue entame une 5ème année de publication, en tout cas le premier mois de la 5ème année…
à suivre ?
* Paris, Métropole hors les murs – Aménager et gouverner un Grand-Paris Frédéric Gilli, Jean-Marc Offner, Collection Nouveaux Débats, Presses de Sciences-Po
Jean-Paul Chapon, le blogueur vain
21:12 Publié dans 1 - Grand-Paris et Paris-Métropole, 7 - Sur les blogues | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
28.12.2008
Pour en finir avec les Pères Noël de banlieue...
Val de Fontenay, le 28 décembre 2008 
Les commentaires sont une chose toujours étonnante et imprévisible sur les blogues, et pas toujours sur les notes pour les quelles on attendrait une réaction, avec parfois une violence et une haîne en totale disproportion avec le sujet traité. Bref, mes Pères Noël de banlieue m'ont valu deux commentaires, un fielleux et étrange sur la version Lemonde.fr, et un bêtement méchant, peut-être parce que trop rapide dans la version 20minutes.fr. Donc pour ne plus tomber dans le "gnagnagna" de l'un, et le "minable connard de flic" de l'autre, un témoignage photographique prouvant que le Père Noël a bien quitté la banlieue et les pages de Paris est sa banlieue, au moins pour cette année ;-)
Une fois de plus, si j'arrive à trouver le temps retour demain (au plus tard mardi) sur le Grand-Paris, à propos de la disparition de ParisObs et du JDD Ile-de-France.
Jean-Paul Chapon
21:34 Publié dans 7 - Sur les blogues | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.08.2008
Quitter le Monde ?
Petit ralentissement bloguesque au sommet de l’été pour Paris est sa banlieue, comme je l’écrivais hier. Pourtant les sujets ne manquent pas. Il y a par exemple ce projet de « loi de mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion » de la ministre du logement, Christine Boutin. Et une fois de plus, avec un acharnement quasi obsessionnel, la droite (je n’aime pas ce mot réducteur, mais peut-on à cette occasion dire l’UMP ?) essaie une fois de plus de revenir sur cette pauvre loi SRU et son article 55, loi dont l’acronyme finit par faire oublier que dans SRU il y a Solidarité. Notons au passage que si Christine Boutin compte en jours là où son prédécesseur Jean-Louis Borloo faisait le total, et après le « succès » des maisons à 100.000€ proposer le même type de mesure a un petit côté errare humanum est, perseverare diabolicum… Une des mesures de son projet de loi me paraît la plus contre-productive est l’idée d’inciter les "locataires dont les ressources sont deux fois supérieures" au plafond de ressources prévu pour accéder au logement social à chercher dans le privé : leur « contrat de location est requalifié en contrat de location de trois ans non renouvelable au premier janvier qui suit les résultats de l’enquête… » (article 20 4°). Quitte à vouloir favoriser l’accession à la propriété, pourquoi ne pas leur proposer d’acheter leur logement et casser ainsi la logique de ghetto du logement social en y créant de facto de la mixité sociale. On sait que le phénomène de ghettoïsation est notamment dû au départ de ceux dont les revenus finissent par s’élever et qui sont remplacés par plus pauvres. Une vraie mixité sociale, ce n’est pas seulement construire des HLM dans les beaux quartiers. C’est aussi transformer les HLM en beaux quartiers, avec une offre de commerces pour répondre à une clientèle sociale plus diversifiée. Allez faire un tour dans le centre commercial de Clichy-sous-bois, et vous comprendrez ce qu’est cette spirale de la ghettoïsation.
Bref si j’avais le temps, ou l’envie, il y aurait des choses à dire. Comme par exemple commenter les rebonds d’Anne Hidalgo dans Libération. Pour « penser le Paris de demain », la première adjointe au maire de Paris chargée de l’Architecture et de l’Urbanisme prend de la hauteur, et s’envole carrément à plus de 50 mètres à la recherche d’œuvres architecturales admirables (deux fois dans le texte, on dirait du Sarkozy ;-), et retombe lourdement sur le pavé parisien de la communication politique sans idée en nous expliquant que la ville de demain, celle de «l’ère de l’après-pétrole », sera « irriguée par un réseau de transports publics performants avec notamment des tramways et des modes de déplacements plus inédits et moins polluants comme Vélib’ et demain Autolib’ » la sainte trinité des transports de la mairie de Paris.
Et quitte à sortir de la ville, et passer à une courte échelle plus Paris-Métropolitaine, j’aurais pu revenir sur ce pauvre Voguéo qui après un mois de service « peine à trouver son public » comme l’écrit le Parisien.
Mais non, et au-delà du manque de temps, c’est une nouvelle fois le manque d’envie qui me pousse à ralentir Paris est sa banlieue. Un manque d’envie qui vient d’un agacement mêlé de déception vis-à-vis de l’hébergeur « historique » de ce blogue, le Monde.fr et ses équipes. Depuis près d’un mois et demi, comme certains des lecteurs ont pu le constater, je rencontre de nombreux problèmes en particulier pour l’affichage des vidéos des interviews réalisés sur le thème du Grand-Paris. Depuis un mois et demi, je contacte les administrateurs des blogues du monde.fr, ainsi que le responsable du développement éditorial. Depuis un mois et demi, j’envoie des mails, j’ouvre des tickets, je téléphone parfois, mais rien n’y fait. Résultat à la veille du mois d’août, la seule avancée est que Paris est sa banlieue a été retirée du jour au lendemain de la liste de sélection du Monde.fr sur la page des blogues, quand j’ai dénoncé publiquement ce problème et conseillé de visiter la version 20minutes.fr de Paris est sa banlieue. Amusant quand on lit sur le Monde.fr les critiques contre la censure de l’internet par les Chinois ;-) Alors aujourd’hui, je n’ai plus envie de jouer. J’ai écris à toute la hiérarchie du Monde.fr (enfin, à des noms que j’ai trouvé sur leur site), pour demander de l’aide. Et en attendant, j’ai du mal à écrire, c’est idiot, mais j’ai l’impression que mon blogue est abîmé, cassé, qu’il lui manque quelque chose. Fermer Paris est sa banlieue sur le Monde.fr et ne garder que la version 20minutes.fr ? J’y pense, mais tout d’abord, il faut récupérer les archives, choses impossible aujourd’hui. « L'export des blogs est un problème technique connu sur lequel nos équipes de développement travaillent. Nous espérons une résolution rapide de ce problème qui impacte de nombreux blogueurs » m’a-t-on répondu lorsque j’ai découvert il y a deux semaines que je ne pouvais pas récupérer en l’exportant le contenu de 3 ans et demi de notes, soit 598 notes aujourd'hui. Et comment fermer cette version qui est référencée, sur d’autres blogues ou sites, par d’autres médias, des publications, bref par tous ceux qui y trouvent plus d’intérêt que n’en manifeste le Monde.fr. Ou encore suspendre la publication de notes jusqu’à un hypothétique retour à la normale et en attendant renvoyer les lecteurs sur l’autre version ? Il reste pour Paris est sa banlieue un été pour quitter le Monde.
Jean-Paul Chapon
16:06 Publié dans 1 - Grand-Paris et Paris-Métropole, 7 - Sur les blogues | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.04.2008
"Paris est sa banlieue" en Bleu Ile-de-France
Un peu d’auto promotion et toujours aussi mal à l’aise face au direct et à la brièveté du temps de parole. Tout ça pour dire que Paris est sa banlieue était ce matin invité dans l’émission C déjà le matin de la radio Bleu Ile-de-France avec Bill Debruge et Caroline Lafargue. 5 minutes de direct sur le thème du Grand-Paris, 5 minutes ça paraît long pendant qu’on parle, et soudain c’est fini et on n’a pas tout dit. J’ai beau travailler dans la communication, ce sont plutôt les problématiques internet et intranet qui me concernent, et malgré l’écran on reste dans le domaine de l’écrit. Alors si le Grand-Paris continue à intéresser les médias, et que ces derniers en retour s’intéressent à Paris est sa banlieue, il va me falloir sérieusement penser au média-training et autres "éléments de langage" ;-)
Jean-Paul Chapon
14:55 Publié dans 1 - Grand-Paris et Paris-Métropole, 7 - Sur les blogues | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.02.2008
C'est quoi un blogueur fatigué ?
note écrite hier soir et postée ce matin
Un commentaire de nlx sur la note précédente (version lemonde.fr) m'agace, malgré toute la sympathie que j'ai d'ordinaire pour nlx qui écrit "J'ai beau faire refresh je ne vois pas de post sur le plan banlieue… :)"
Et bien non, il n'y a pas de post sur le plan banlieue, et je ne suis pas sûr d'en écrire un demain. Très régulièrement, je signale dans mes notes ou commentaires qu'il y a une différence fondamentale entre les blogueurs et les journalistes. Etre journaliste c'est un métier, un vrai, que je respecte (j'ai beaucoup travaillé avec eux). Mais c'est aussi un métier, avec un salaire ,qui permet de se consacrer en temps et en heure aux nouvelles quand elles arrivent. Etre blogueur, (à part bien sûr pour les blogueurs journalistes ;-), c'est autre chose. C'est en plus. En plus notamment du travail, écrire sur un blogue ça prend du temps, c'est un effort, une rigueur à laquelle j'essaie de me tenir. Mais aujourd'hui, manque de chance, c'était une journée particulièrement lourde et longue, commencée à 6h30, sachant que pour me rendre de ma banlieue dans le 8ème arrondissement, j'ai décollé de chez moi à 5h45. La journée a été chargée, stressante, et je suis reparti ce soir à 19h30, arrivée dans ma banlieue à 20h30. Et encore je m'estime heureux et j'ai une pensée pleine de solidarité et de sympathie amicale pour mes collègues que j'ai laissés sur place, et qui visiblement s'apprêtaient à passer une soirée plutôt longue, après une semaine d'enfer (départ hier à 1h00 du matin...)*
Désolé nlx, je n'ai pas eu le temps de m'occuper du plan banlieue, et vu le peu que j'en ai entendu, ça peut encore attendre... Il faudra voir avec les vrais journalites, ceux qui sont payés pour ça. Moi, je vais dîner (je n'ai pas mangé à midi) et dormir.
A part ça, j'en profite pour dire que je suis très content de figurer dans le Top 50 2008 des blogues politiques français publié par 20minutes.fr ;-)
Jean-Paul Chapon
* ps : je ne travaille pas à la Société Générale...
09:45 Publié dans 7 - Sur les blogues | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
17.01.2008
"Paris est sa banlieue" a trois ans !
Aujourd’hui Paris est sa banlieue a trois ans. Trois ans déjà. La première note n’avait rien à voir avec son titre thème principal, pour autant Paris est sa banlieue faisait suite à une première esquisse, ouverte un peu plus tôt sous le titre Si loin de la ville - déjà dans la ville. Un blogue est une créature étonnante, plus addictive qu’attachante (attention pour ceux qui se lancent ;-). Mais surtout dotée d’une capacité à échapper à son auteur et à revendiquer une autonomie imprévisible, qui peut conduire très loin des premières notes postées au hasard des humeurs du moment. En trois ans, Paris est sa banlieue a créé sa propre dynamique, nourrie de la confrontation avec les autres acteurs du blogue, lecteurs et commentateurs, mais aussi interlocuteurs rencontrés au fur et à mesure que de MON blogue, il devenait… mais devenait quoi vraiment ?
Trois ans, au cours desquels ont pris forme des réflexions autour de la Ville et de l’idée d’un Grand-Paris, chassant petit à petit les autres sujets du blogue, les photos avec chats ou jardin en furent les premières victimes, comme les commentaires politiques hors sujets sur la Ville (sauf quand ça m’échappe ;-) Seuls certains thèmes auxquels je suis personnellement attaché subsistent, pour profiter de la petite notoriété de Paris est sa banlieue, comme d’une tribune opportuniste. Quel rapport entre Alzheimer et le Grand-Paris ? Aucun, si ce n’est que je veux témoigner sur cette maladie qui « gomme » un peu plus chaque jour ma mère, maladie dont il faut accepter et aimer les malades, aider les familles, et qu’il faudra un jour regarder en face et combattre, autrement que par le biais d’une franchise médicale, volonté aussi insuffisante qu’étriquée.
Trois ans avec des accélérations, notamment cette année, où Paris est sa banlieue rencontre l’actualité. Et le Grand-Paris, d’obsession monomaniaque de blogueur devient un vrai sujet - avant de devenir un jour une réalité – quand un maire de Paris crée une Conférence Métropolitaine, quand un Président de la République inaugure un terminal d’aéroport, ou quand le déploiement d’un libre-service de vélos n’arrive pas à sauter le Périphérique. Et nouveau "vrai sujet" le Grand-Paris devient une réalité médiatique et politique, dont il faut s’occuper en urgence, pour le construire ici, pour le combattre là, nouvel impérialisme autocratique pour les uns et solution urbaine évidente pour les autres, mais incontournable pour tous.
Hasard du calendrier, hier à la veille de l’anniversaire de Paris est sa banlieue, Philippe Dallier, sénateur rapporteur sur le Grand-Paris, réunissait quelques blogueurs au Sénat. Difficile d’imaginer il y a trois ans Paris est sa banlieue invité pour échanger sur ce sujet dans un des « Palais de la République » ? Pas plus que d’imaginer participer à une session d’un séminaire avec des étudiants en architecture sur les nouvelles formes de la métropole ! Et que passant du simple commentaire de ce qu’écrivent les journaux, Paris est sa banlieue reçoive des communiqués, participe aux conférences de presse et surtout établisse des rapports directs avec les acteurs de la Ville aujourd’hui, que je tiens à remercier, à commencer par Pierre Mansat, adjoint du maire de Paris Bertrand Delanoë, en charge avec les collectivités territoriales, le premier à avoir ouvert sa porte au blogueur, (et lui aussi blogueur, ceci explique peut-être cela), mais aussi d’autres que je ne cite pas qui se reconnaîtront ;-)
Trois ans au bout desquels je ne sais toujours pas expliquer ce qu’est un blogue. Très clairement, les blogueurs ne sont pas des journalistes, si l’on excepte les journalistes blogueurs. Mais pour autant un blogue est une forme de média, qui dans le cas de Paris est sa banlieue participe activement au débat sur le Grand-Paris. Un média avec une audience, et des lecteurs fidèles, qui manifestent parfois leurs attentes et peuvent même être intéressés, dans tous les sens du terme... C’est aussi un média que les autres médias ont du mal à appréhender et à accepter. L’expérience de l’emprunt de Marianne est, entre autres, un bon exemple de ces rapports difficiles. Pourtant, avec les étudiants en journalisme les rapports sont d’une autre nature, comme cet étudiant de Grenoble qui interroge Paris est sa banlieue sur le traitement de la banlieue par les médias « classiques ». Et justement, côté médias « classiques », le saut de génération devrait faire évoluer les choses, et mieux intégrer les blogues dans le paysage médiatique, les nouveaux journalistes, ayant baigné dans l’univers des blogues avant que leur carte de presse ne les enferme dans un esprit plus (trop ?) corporatiste.
Demain, pour aborder la quatrième année de Paris est sa banlieue, je reviendrai sur le petit déjeuner de blogueurs avec Philippe Dallier, sur la mise en ligne du dernier entretien tourné à Vincennes, et peut-être sur l’actualité de cette semaine, un peu passée par pertes et profits, de la querelle Boutin-Amara autour du plan banlieue à ce difficilement qualifiable si ce n’est de caricatural supplément du Monde consacré aux jeunes du 93. J’ai coutume de dire qu’en dehors du fait que le journalisme est un métier, une des grandes différences entre blogueurs et journalistes, c’est que les blogueurs travaillent et bloguent en plus. Donc demain, je prendrai le temps, pour bloguer et rattraper le retard accumulé !
Donc merci à tous, merci aux lecteurs, merci aux commentateurs, merci aux interlocuteurs qui font Paris est sa banlieue, et merci aux administrateurs du monde.fr ou de 20minutes.fr puisque depuis cette année Paris est sa banlieue a deux versions, supports souvent sollicités !
et à suivre…
Jean-Paul Chapon
18:25 Publié dans 7 - Sur les blogues | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
13.12.2007
Quel nom pour un grand Paris ? Paris (tout court) ou ParisObs ;-)
Le petite sondage "que nom pour un grand Paris" vient de passer le cap des 1000 réponses. Depuis sa mise en ligne, il a toujours donné le même ordre de classement des propositions, mettant clairement Paris, ni Grand, ni Métropole, mais simplement Paris en tête, suivi par Grand-Paris, puis par Paris-Métropole. Positions respectives à la 1000ème réponse, Paris : 28,49%, Grand-Paris : 24,7% et Paris-Métropole : 21,6%. Aucun de ces noms reste stable à 7,9%
Bien sûr, ce petit sondage sans prétention ne prétend pas rivaliser avec un sondage professionnel et ne reflète que l'opinion des lecteurs de Paris est sa banlieue et de quelques autres blogues comme monaulnay.com de Jérôme Charré qui l'a également mis en ligne. Le script du sondage est disponible (voir colonne de gauche) et sa reprise sur de nombreux autres blogues permettra de donner une réponse plus significative.
Une reprise par Parisobs, le supplément Paris du Nouvel Observateur, aurait bien sûr pu changer la valeur du sondage de Paris est sa banlieue, mais une fois de plus, on dirait que les journalistes aiment visiter les blogues mais pas les citer. Je vous conseille donc la version internet du papier d'Eve Roger dans Parisobs aujourd'hui (en bas de la page), qui reprend les propositions qui sont en ligne depuis deux mois sur Paris est sa banlieue, ajoutant "Coeur de France" comme Jean-Simon Meyer, commentateur de Paris est sa banlieue l'avait fait dès le début, et précisant "tout court" pour la proposition Paris, comme je l'écris régulièrement dans mes notes... Bien sûr, une nouvelle fois, je peux me tromper. Restons modeste, nous pouvons être plusieurs à avoir la même idée en même temps, quoique il y ait un léger décalage de deux mois ;-) Donc je garderai le conditionnel et ma colère sur ces coïncidences à répétition.
Jean-Paul Chapon
19:00 Publié dans 1 - Grand-Paris et Paris-Métropole, 7 - Sur les blogues | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.11.2007
SUSPENSION DE PARIS EST SA BANLIEUE SUR 20MINUTES.FR
En attendant la mise au point complète de la nouvelle maquette de 20minutes.fr, Paris est sa banlieue suspend son activité sur 20minutes.fr.
Pour autant, Paris est sa banlieue continue et vous accueille dans son autre version sur lemonde.fr
Jean-Paul Chapon
23:15 Publié dans 1 - Grand-Paris et Paris-Métropole, 1.2 - Les transports à Paris intra-extra muros, 1.3 - Ils parlent de la Ville et du Grand Paris, 1.4 - Le mur du çon de Paris est sa banlieue, 2 - Société, vous, moi, nous... et la banlieue aus, 3 - Un peu d'actualité, 4 - politique, politiques..., 5 - Culture..., 6 - Alzheimer, vous savez..., 7 - Sur les blogues | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
















