29.12.2009
Carte postale de Noël, avec signalétique hospitalière et rapprochements aléatoires, suite et fin (?)
Et une dernière carte postale de Noël avant de revenir au Grand-Paris et je l’espère à une humeur moins lourde...
Je l'avais remarquée à l'époque où je ne portais pas en permanence un appareil photo sur moi, puis oubliée. Les fêtes de Noël nous ont fait un peu trop fréquenter l'Hôpital Pompidou, et du coup j'ai revu cette signalétique au raccourci étonnant sur une des passerelles du grand hall. Amusante association, aussi involontaire qu'improbable, liée à la géographie du bâtiment et à son organisation, l'oratoire et le local syndical sont côte à côte, les toilettes en face... signalétique hospitalière ;-)
suite de la note et retour sur Alzheimer en premier commentaire...
Jean-Paul Chapon
14:33 Publié dans 6 - Alzheimer, vous savez..., 8 - Cartes postales | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : hopital pompidou, alzheimer, paris
















Commentaires
Finalement, je préfère mettre en commentaire cette deuxième partie de la note…
Ma mère va mieux et a quitté l’hôpital Pompidou, pour être soignée à la maison. Malgré toute la bonne volonté du personnel soignant, et on s’en rend encore plus compte un week-end de fêtes, les structures hospitalières ne sont pas adaptées pour les malades d’Alzheimer, auxquels il faut consacrer du temps, beaucoup de temps. Pourquoi ? par exemple pour faire manger une malade qui depuis longtemps maintenant ne sait plus le faire, pour surveiller en cas de besoin, une malade qui n’est pas capable d’appeler une infirmière ou un infirmier. Le bouton d’appel ne lui sert plus à rien. Alors il faut constamment être là. Par chance, nous pouvons le faire à la maison, et dans ce cas une hospitalisation à domicile est préférable. D’une part, il faut prendre en compte les malades, leur confort “psychologique”, désorientés dans une environnement inconnu, que l’on en peut pas expliquer, et qui du coup perdent le peu de repères et d’orientation encore disponible. Et sans aller jusqu’à l’hospitalisation à domicile, l’aide à la personne comme on l’appelle aujourd’hui est une solution doublée d’un vrai gisement d’emplois, quand on pense qu’il y a presque un million de malades d’Alzheimer en France aujourd’hui, et que payer une aide à domicile, même avec des aides d’Etat, revient nettement moins cher à la collectivité que l’hospitalisation ou une maison de retraite. Quant à la formation, ce n’est pas forcément le plus important. Ma mère reçoit une visite d’infirmière matin et soir, et aussi celle d’un kiné cinq jours par semaine. Pour le reste du temps, il y a Jacinta, qui est arrivée chez nous un peu par hasard et qui de femme de ménage est devenue gouvernante ou dame de compagnie et surtout fait partie aujourd’hui de la famille. Un peu d’humanité suffit, et nous avons eu la chance de cette rencontre. Aujourd’hui, il y a aussi Lucia et sa famille, que Jacinta a fait entrer dans le dispositif. Un malade d’Alzheimer c’est très lourd, justement parce qu’il faut une garde de chaque instant. Et puis c’est physiquement épuisant, lever, laver, habiller, nourrir, faire marcher, laver encore, asseoir, lever, laver, déshabiller, coucher, sans compter les repas. Epuisant, avec quelqu’un qui a perdu tout réflexe, ne parle pas, il faut deviner, être à l’écoute, avec patience, douceur et attention. La communication est différente quand la parole a disparu, basée sur les sens, la voix bien sûr, mais sans attendre de réponse à ce que l’on peut dire, et puis les regards quand parfois on en accroche un, le toucher sans doute le plus important, les pressions sur le bras, l’épaule, un massage pour essayer de soulager, une caresse pour empêcher de gratter agressivement une démangeaison. On apprend vite…
Jean-Paul Chapon
Écrit par : parisbanlieue | 29.12.2009
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