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28.03.2010

Grand-Paris, le cirque continue

i-vitelloni.1269797205.jpg " Notre victoire, c'est aussi le rejet du Grand Paris du président de la République " déclare Jean-Paul Huchon au soir de sa victoire aux régionales. De son côté, Bertrand Delanoë, le maire de Paris, déclare « Les Franciliens ont sanctionné la démarche de l'Etat, technocratique, hyper centralisée, peu respectueuse de la légitimité des élus locaux. Le choix exprimé par le suffrage universel devrait, en toute logique, entraîner le retrait du projet de loi actuel. » Gonflé, à la limite de la mauvaise foi et du cynisme quand on sait que personne n’a porté le débat sur le Grand-Paris de façon sérieuse avant et pendant la campagne.

Selon un sondage TNS-Sofres de janvier publié par le JDD, si 68% des franciliens ont entendu parler d’une façon ou d’une autre du débat sur le Grand-Paris, et seulement 19% des franciliens connaissaient le projet de métro automatique de Christian Blanc. Et depuis, les électeurs tant de droite que de gauche n’ont entendu parler des projets de transports que dans le cadre hyper objectif d’une campagne électorale… de quoi se faire une idée !

Et comme avec le Grand-Paris, la comédie n’est jamais avare de mauvais rebondissements, pour répondre à la charge des deux élus socialistes de la région Ile-de-France et du petit Paris, pardon de Paris intra-muros ;-) un amendement ajouté au texte de loi sur le Grand-Paris adopté par le Sénat « stipule qu'il sera mis fin à la procédure de débat public engagée pour "un projet de rocade par métro automatique en Ile-de-France", dès le lendemain de la publication de la loi sur le Grand Paris ». Un partout la balle au centre. Le cirque continue autour du Grand-Paris. Lamentable…

C’est sur ce magnifique échange du plus bas niveau politicien, le niveau qui semble devoir être de rigueur dès que la question du Grand-Paris est abordée, pas le Grand-Paris de Christian Blanc, de Sarkozy ou de Delanoë, mais celui de ses 11 millions de parisiens. C’est donc sur ce magnifique échange que Paris est sa banlieue jette l’éponge et se retire du débat. Dans son commentaire de ma note précédente, Lupus écrit que "le temps d’une ville ne peut pas satisfaire l’impatience d’un blogueur", c'est vrai, mais aussi un blogueur ne peut pas influer sur ce temps, surtout lorsque ceux qui pourraient l’aider à le faire s’y refusent, comme les journalistes dans leur superbe ignorance, qui ne citeraient jamais un blog mais préfèrent le lire, s'en inspirer de temps en temps et jusqu’à parfois le pomper parfois... Bref, le débat reste aux seuls professionnels, politiques, experts et médias, les citoyens en sont exclus à commencer par les blogueurs. Et l’on s’étonnera de l’abstention électorale ;-)

Voilà c’est dit, Paris est sa banlieue va-t-il fermer ? Difficile à décider après plus de 5 ans. Mais ce qui est sûr, c'est que ce blog va changer, et que je vais petit à petit en reprendre possession, le faire évoluer, ouvrir peut-être une deuxième saison, une nouvelle série de "Desperate banlieusard", avec de nouveaux des photos des chats et du jardin, plus de nouvelles de ma mère et de sa maladie d’Alzheimer, plus de coups de gueule politiques, même s’ils ne concernent pas le Grand-Paris…

à suivre...

Jean-Paul Chapon

27.03.2010

Carte postale de Genève, sans Grand-Paris, mais avec 2.0 et préavis de fermeture

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Toujours plus éloigné de Paris est sa banlieue, et la dernière mesquinerie de la part de mon hébergeur principal Lemonde.fr*, ne risque pas d'arranger les choses. Paris est sa banlieue était depuis longtemps un des blogs mis en avant sur la page société du site du Monde. Depuis cette semaine ce n'est plus le cas. La nouvelle mise en page et les blogs cités ont changé et seuls subsistent quelques uns des blogs "invités" du Monde.fr, dont Paris est sa banlieue n'a jamais fait partie. Déjà depuis novembre 2009, Paris est sa banlieue n'apparaît plus dans la liste des blogs mis à jour. "Ticket" après "ticket", je renonce à voir ce problème technique résolu. Les équipes du Monde.fr ont mieux à faire, leur anti-professionnalisme n'a d'égal que leur désinvolture. Quant à cette disparition de la page "Société", le Monde est bien sûr libre de ses choix, mais relisez ma note précédente, vous comprendrez que mes doutes se solidifient. La disparition de cette page me prive d'un nombre important de lecteurs intéressés, qui restaient sur le blog, comme le montrait les statistiques de Paris est sa banlieue. Tant pis, mais de plus en plus à quoi bon continuer devant ces échecs accumulés...

Alors ce soir, une carte postale de Genève, où je participais à une rencontre sur le thème de la communication et du web 2.0. J'ai toujours tenu ma vie professionnelle à l'écart de Paris est sa banlieue, et pourtant j'ai une vie professionnelle, bloguer n'est pas un métier, je l'écris parfois ;-) Mais je préférais le faire par souci de neutralité. Aujourd'hui, j'ai tant de doutes sur le futur de ce blog, que cette précaution ne me paraît plus nécessaire. Et surtout, si je dois ajouter ces mesquineries, à ma déception profonde (et c'est un euphémisme) sur la question du Grand-Paris, sur les politiques de droite et plus encore de gauche, ces précautions me paraissent dérisoires. Demain sans doute, si l'envie de m'occuper du jardin n'est pas trop forte, je publierai une note sur le bilan des régionales, le Grand-Paris (le plan de métro de Christian Blanc mais aussi le vrai, celui que je défends ici depuis plus de 5 ans) et même sur la réforme des collectivités territoriales. Enfin, si le temps est plus clément, désolé, mais il se peut que mes rosiers aient la priorité. A quoi bon être blogueur, devant cette indifférence ?

Il est vrai que je reçois souvent de sympathiques messages d'encouragement de la part de certains lecteurs, quand je me mets un peu trop à râler ou à me désespérer. Et je les remercie. Mais ce n'est pas à moi qu'il faut les adresser. Depuis plus d'un an vous me voyez dénoncer la façon dont Lemonde.fr traite Paris est sa banlieue. Ce n'est pas à moi qu'il faut vous adresser, mais au Monde.fr ! Si vous voulez réellement soutenir ce blog, donnez-vous en les moyens, soyez actifs vous aussi, contactez Lemonde.fr. Même si je pense que tout cela risque d'être vain...

Aujourd'hui, ma vie professionnelle, mon implication dans le domaine de l'Entreprise 2.0, un défi pour le monde économique, un big-bang culturel pour l'entreprise, m'apportent finalement beaucoup plus que ce pauvre Grand-Paris. Je n'ai plus assez de temps ni d'énergie, et comme je l'écris régulièrement, la maladie de ma mère, la dureté d'accompagner une malade d'Alzheimer, me prennent le peu d'énergie qui me reste. Alors tant pis, beaucoup de regrets, beaucoup de frustration, un dégoût de plus en plus fort devant les politiques et les experts, et je ne veux pas alimenter une tendance anti-démocratique déjà forte en France, alors beaucoup de tristesse face à mon impuissance, c'est peut-être la chronique d'une mort annoncée, celle de Paris est sa banlieue...

* Paris est sa banlieue a d'abord été ouvert sur Lemonde.fr en 2005, près de 3 ans avant l'ouverture de la version sur 20minutes.fr.

Jean-Paul Chapon

24.03.2010

Carte postale post-électorale, avec périphérique et entreprise 2.0, mais sans Grand-Paris ni métropole

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Plus d'une semaine sans publier de note. Pas le temps, les lecteurs de Paris est sa banlieue commencent à connaître le refrain et à savoir le décrypter. Pas le temps, c'est vrai. Ma vie professionnelle évolue, se densifie et finalement me passionne. C'est une chance, et la passion passe du Grand-Paris à l'entreprise 2.0, avec des résultats plus rapides, malgré les difficultés énormes de cette véritable révolution culturelle, mais tellement facile à atteindre que la vaine tentative de faire bouger les immobilismes corporatistes de la vie (?) politique de la métropole parisienne.

Mais les lecteurs habitués de Paris est sa banlieue savent aussi que ces longues absences sont la marque de l'abattement et la tentation du renoncement. La réélection de Jean-Paul Huchon à la tête de la région Ile-de-France équivaut à un enterrement de première classe. La métamorphose un peu honteuse d'une Europe-Ecologie prometteuse et indépendante en parti des Verts supplétif résigné du PS (malgré les tentatives d'un Daniel Cohn-Bendit, ou encore de Stéphane Gatignon ou Eva Joly) nous ramène à la triste réalité politicienne. Entre le ridicule "rejet du Grand-Paris" (de Christian Blanc) par les électeurs qui n'en ont quasi jamais entendu parler, asséné par un Huchon tout regonflé comme une baudruche et le dernier communiqué acide et revanchard du maire de Paris Bertrand Delanoë qui veut que le gouvernement retire son projet de loi sur le "Grand-Paris" (le projet de métro de Christian Blanc, le toujours malgré les rumeurs et son silence secrétaire d'Etat au développement de la région capitale), bref devant autant de stupide mauvaise foi politicienne l'envie est violente de tout laisser là en plan et de fermer une bonne fois pour toute, malgré la frustration, Paris est sa banlieue. Je suis conscient que je ne suis pas de taille pour lutter, je n'ai pas les bonnes cartes en main, je n'ai aucun soutien, la presse ne relaie pas les blogs, et je ne fais pas partie de la bonne caste qui a le droit de donner son avis. Bref, un terrible ras-le-bol :-(

Alors, ce soir je n'ai ni le temps ni l'envie de faire le nécessaire débriefing de ces régionales. Et d'ici à la fin de la semaine, l'entreprise 2.0 me conduira un peu trop loin du Grand-Paris en me laissant trop peu de temps pour Paris est sa banlieue. Ce sera pour le week-end, peut-être, sous réserve de ma visite auprès de ma mère. Une fois de plus, les lecteurs de Paris est sa banlieue connaissent cette donnée si chère et si triste. Et la photo direz-vous ? elle fait partie de ces photos que j'aime prendre dans mes parcours du périphérique, d'Est en Ouest et d'Ouest en Est, quand je ne prends pas le RER, ni le métro. Et puis il y a toujours cette symbolique du "périph", de la frontière dure qui n'est pas encore près de tomber, ni dans les têtes, ni dans les faits.

à suivre ?

Jean-Paul Chapon

16.03.2010

Passe Navigo à tarif unique, ouverture dominicale et abstention forcée

cecile-duflot-montreuil-16.1268769952.jpg Une petite note rapide pour ne pas rester sur la question de la note précédente. D'abord une bonne nouvelle sur la question du passe Navigo à tarif unique. Europe Ecologie et Cécile Duflot n'ont pas cédé et l'ont imposé à Jean-Paul Huchon tête de liste PS et président sortant et de la région et du STIF, autorité organisatrice des transports, qui y était opposé. Cela marque la position de relative faiblesse de Huchon et c'est un signe très encourageant pour la métropole. Le tarif unique du passe Navigo est effectivement comme l'avait déclaré Cécile Duflot "un enjeu social, environnemental et citoyen."

Voici le paragraphe du texte de l'accord programmatique Ile-de-France reçu aujourd'hui par Paris est sa banlieue. "Pour les transports les socialistes, leurs partenaires et Europe Ecologie conviennent qu’après une étude approfondie, une tarification unique du Passe Navigo sera mise en oeuvre, à mi-mandat, dans le cadre du plan de modernisation des transports publics franciliens, permettant de développer, en même temps que la modernisation et l’extension du réseau, le sentiment et d’appartenance régionale. Un ticket « Week-end » sera mis en place pour les familles."

L'abstention interroge, choque ou scandalise beaucoup, mais pas vraiment tout le monde. Ce soir Lyne Cohen-Solal (PS), adjointe au Maire de Paris chargée du commerce, de l’artisanat, des professions indépendantes et des métiers d’art, publie un communiqué pour dénoncer l'ouverture dimanche 21 mars, jour du deuxième tour des régionales, des "quatre grands magasins parisiens du Printemps, des Galeries Lafayette, du BHV et du Bon Marché (qui) seront ouverts de 10h à 20h dans le cadre de diverses opérations de promotions commerciales". Elle "tient à condamner de la manière la plus ferme le maintien de cette décision d’ouverture dominicale par ces employeurs au mépris de l’opposition exprimée par les instances représentatives du personnel lorsqu’elles ont été consultées comme la loi l’exige. D’autre part, elle regrette que le Préfet de Paris ait quant à lui validé cette ouverture et oblige ainsi la mobilisation sur leur lieu de travail des salariés de ce secteur de la distribution, rendant ainsi presque impossible l’exercice de leurs droits électoraux. Ce d’autant plus que la plupart des salariés de la distribution ne réside pas dans la Capitale." Tellement symbolique de la France de Nicolas Sarkozy, tellement symbolique du double langage et du cynisme devenu la norme gouvernementale aujourd'hui, faute de travailler plus pour gagner plus, dépenser plus pour voter moins. Sans commentaires...

Jean-Paul Chapon

15.03.2010

Carte postale d'entre deux tours, avec Passe Navigo, plat de lentilles et drapeau français

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Ce soir c'est fait, on annonce la signature d'un accord entre le PS et Europe-Ecologie. Ce soir on n'en sait pas beaucoup plus, si ce n'est que l'accord national laisse pour l'instant la Bretagne en dehors. Mais qu'en est-il de l'Ile-de-France, Paris est sa banlieue oblige. Et surtout qu'en est-il de la mesure la plus symbolique et la plus porteuse d'avenir à savoir le Passe Navigo au tarif unique de 65€ ? Mesure symbolique et porteuse d'avenir, parce qu'elle préfigure la création d'un Grand-Paris ou d'une métropole réunifiée autour des ses transports, comme le Zollverein avait préfiguré l'unification de l'Allemagne. Ce pass navigo, c'est la seule mesure concrète que Cécile Duflot avait présentée lors du meeting de lancement de campagne à Montreuil. Faut-il rappeler ce qu'elle déclarait alors ? "Je vais maintenant vous donner un exemple dans une région que je connais bien. Et vous m’autoriserez pour cela à reprendre quelques minutes ma casquette francilienne. Nous nous battrons pour mettre en place en Ile-de-France une “carte transports à tarif unique”, sur l’ensemble de la région. Pour ses 11 millions d’habitants. Il s’agit à la fois d’un enjeu social, environnemental et citoyen."

C'était un bel engagement, "social, environnemental et citoyen" ! Mais face à un Jean-Paul Huchon, dont les transports ne sont pas le fort, son ignorance du prix du ticket de métro pour lui Président du STIF qui le fixe en est la meilleure preuve, et face à un président sortant de la région Ile-de-France qui réalise un plutôt mauvais score du PS à 25% quand nombre de président(e)s sortant(e)s PS sont entre 30 et 40%, Cécile Duflot va-t-elle renoncer à cet engagement pour un plat de lentilles ou quelques vice-présidences ? La politique reprend ses droits entre les deux tours... Il serait dommage d'y laisser son âme.

En attendant, une vue du Grand-Palais et de sa verrière restaurée, magnifique le soir. Je la vois souvent en sortant du boulot, comme ce soir, et comme me disait il n'y a pas longtemps un de mes collègues préférés, c'est un des endroits où le drapeau français est le plus beau. C'est vrai. Alors une belle illustration en temps de campagne régionale, et tout de même un peu nationale ;-)

à suivre...

Jean-Paul Chapon

14.03.2010

Carte postale électorale, sans conviction mais avec devoir citoyen

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Voter, voter malgré tout. Et pourtant…

Le taux de participation au premier tour des élections régionales en métropole s'élevait dimanche vers 12H00 à 16,07 % contre 18,48 % au premier tour des régionales de 2004, a annoncé le ministère de l'Intérieur… Les électeurs boudaient franchement les urnes dans les Bouches-du-Rhône (15,95 % contre 21,80 %) et dans la plupart des départements d'Ile-de-France comme dans l'Essonne (14,57 % contre 16,4 %), le Val d'Oise (13,3 % contre 16,15 %), davantage encore dans les Yvelines (12,86 % contre 20,83 %). (AFP)

Etonnant ? pas vraiment. Après une campagne électorale, ni locale, ni nationale, mais les deux mêlés avec confusion et polémiques, avec un scrutin régional où l’on vote par listes départementales, au moment où une réforme territoriale prévoit que la prochaine fois on élira en même temps le conseiller régional et le cantonal, comme pour ajouter un peu plus à cette confusion autour d’un scrutin aux enjeux peu lisibles, que les citoyens ont du mal à comprendre, majoritaire et proportionnel à la fois, régional et départemental… Et pour l’Ile-de-France, une campagne qui a bien soigneusement évité de parler du Grand-Paris, comme pour montrer que tout se passait en dehors des urnes, alors pourquoi aller voter ?

Mais pourtant. Voter, voter malgré tout. La vie citoyenne n'a pas de prix...

Jean-Paul Chapon

03.03.2010

Grand-Paris et régionales : "On est favorable à une métropole parisienne... la carte des intercommunalités est dysfonctionnante !" Interview de Cécile Duflot, tête de liste Europe-Ecologie en Ile-de-France

Et en guise de sous-titre, cette déclaration de la tête de liste Europe-Ecologie en Ile-de-France : "Redonner à tout le monde, sa place dans la métropole !" Cécile Duflot répond à Paris est sa banlieue, sur la banlieue justement et le Grand-Paris qui finira peut-être par trouver sa place dans la campagne dans la dernière ligne droite.

interview-cecile-duflot.1267596274.jpgConstruction en zones inondables ? ne pas tenir un double langage. Pass navigo à 65€ ? un acte de solidarité auquel les parisiens sont sensibles sans repli égoïste. Le STIF ? il doit être un lieu d'impulsion et de coordination. Quant au bilan transport de la région ? On peut dire que l'Etat n'a rien fait, mais ça ne suffit pas, il faut aller plus vite et plus fort, une critique voilée de la gestion passée. L'urgence : 60 lignes de bus express, puis rapprocher les lieux de travail et de résidence, le maillage et le cadencement. Le Grand-Huit de Christian Blanc, une réponse du passé, comme les lignes de RER qui ont abouti a avoir La Défense à l'Ouest et les habitants à l'Est et des lignes A et 1 saturées. Le péage ? pas une solution adaptée, la circulation automobile a déjà diminué de 20% dans Paris, maintenant il faut s'occuper de la banlieue, où il y a des gens coincés dans leur voiture et des gens dépendants des transports en commun. Violence urbaines ? une ambiguïté phénoménale, avec d'un côté un discours très sécuritaire, mais en même temps on diminue le nombre de postes de fonctionnaires de police et de gendarmerie. Le tout sans oublier le retour de l'agriculture urbaine, que remise sur le tapis par certains architectes de la consultation sur le Grand-Paris.

Sur le Grand-Paris et surtout sur la gouvernance de ce Grand-Paris, Cécile Duflot se déclare favorable à une métropole parisienne. Pour elle le chantier essentiel, c'est la solidarité, il y a des inégalités aberrantes, et il faut faire évoluer les institutions sur un modèle métropolitain avec des élus au suffrage universel. La carte des intercommunalités est dysfonctionnante pour Cécile Duflot, et une prise de position contre les syndicats urbains. Elle appelle à une évolution avec fermeté mais en douceur, sans a priori et surtout en garantissant le maintien des services publics actuellement du ressort des départements. Cécile Duflot explique que Europe-Ecologie est la seule formation politique à avoir un programme de coopération inter-régionale. Quant à la réforme des collectivités du gouvernement, elle est stupide parce qu'elle va à l'encontre de la décentralisation.

Et la banlieue ! Cécile Duflot se sent profondément "banlieusarde", appartenant à cette banlieue qu'elle décrit comme un endroit vivant, innovant et en mouvement contrairement à ce que l'on a tendance à croire, un lieu d'où émerge une volonté de revanche aussi, dans le bon sens du terme. Ce n'est pas Paris est sa banlieue qui la contredira ;-)

 

* * * * *

Tout d'abord une question liée à l'actualité et à la tempête Xynthia sur les constructions en zone inondable. Nicolas Sarkozy dans son discours sur le Grand-Paris du 29 avril 2009 proposait de "rendre constructibles les zones inondables avec des habitations adaptées". Les événements du week-end éclairent cette proposition d'un jour plus tragique. Qu'en pensez-vous ?

La première mesure que vous avez annoncée est le tarif unique des transports à 65€. D'un point de vue symbolique, c'est un message fort. Mais d'un point de vue concret comment ferez-vous si vous êtes élue et que direz-vous à ceux dont le tarif va augmenter. Et quid de l'effet ciseaux aux limites de la région ?

Que pensez-vous du bilan transport de la région ? Valérie Pécresse veut faire un audit du STIF ? Vous si vous êtes élue, que ferez vous du STIF ? Souhaitez-vous le transformer ? Arc-Express, Orbival, Grand-Huit ou société du Grand-Paris ? Comment vous situez-vous par rapport aux différents projets de transports en commun, notamment sur le Grand-Huit qui intéresse votre tête de liste dans le 93 Stéphane Gatignon ?

Place de la voiture. La limitation à 5O kmh sur le périphérique ressurgit, vous êtes pour ? Et le péage urbain ? Vous avez déclaré qu'il n'est pas adapté à la région parisienne, mais si on pense non pas à un péage à l'entrée de Paris, ce qui n'a pas de sens, mais dans les zones de l'hyper-centre, celles où le tarif du stationnement est déjà une discrimination avec par exemple tarif horaire de stationnement à 3,60€ en surface ou 28€ la journée en souterrain et où l'alternative en transport existe, par exemple le centre,le 8ème et 17ème, l'axe Neuilly-La Défense ? Et sur les autortoutes franciliennes qu'elle est votre position ?

Nicolas Sarkozy relance le Grand-Paris le grand absent paradoxal du débat des régionales alors que la question est pourtant centrale. Mais il a toujours le même absent, c'est la gouvernance. Et quitte à parler de métropole et de gouvernance, que pensez-vous du projet de réforme des collectivités territoriales ?

Luc Chatel a annoncé des états-généraux sur la violence en milieu scolaire en avril, c'est à dire après les régionales. La violence scolaire et la délinquance urbaine s'invitent sans surprise dans la campagne, peut-être moins fort que les autres années. Mais la violence existe à l'école et dans la ville. Comment jugez-vous cette situation qui pose un réel problème et que proposez-vous ?

Daniel Cohn-Bendit propose lui d'organiser des états-généraux de la banlieue. On a déjà beaucoup de choses, le plan Espoir-banlieue de Fadela Amara, dont il vaut mieux ne pas parler. Nicolas Sarkozy veut créer une agora de la métropole, qui pourrait s'appuyer sur Paris-Métropole, le syndicat mixte de Bertrand Delanoë... Pourtant, en banlieue ce sont des actions concrètes qu'il faut ?

Et pour finir, une question "libre". La banlieue, c'est quoi pour vous ?

La dernière question que je n'avais pas initialement décidé de poser s'est imposée naturellement lors de la conversation qui a suivi l'interview, et on a décidé de reprendre la caméra. Pour revenir sur la notion de métropole, une problèmatique nouvelle semble s'imposer, celle de l'agriculture urbaine, un thème intéressant développé par certains des architectes de la consultation sur le Grand-Paris.

Entretien enregistré à Paris, le 2 mars 2010

Jean-Paul Chapon

27.02.2010

Touche pas à mon Grand-Paris, ou le débat des Happy Few ;-)

Je n’aime pas réagir à chaud et encore moins sur un texte que je n’ai pas lu. Mais je ne peux pas m’empêcher de réagir non pas sur le contenu, non lu, mais sur cette nouvelle scène de la comédie du pouvoir qui se joue entre le maire de Paris, Bertrand Delanoë, et le président de la république, Nicolas Sarkozy, sur l’air du Grand-Paris, avec pour choeur les journalistes. Vendredi, Bertrand Delanoë se fend d’un communiqué vengeur contre une interview de Nicolas Sarkozy dans la revue AA, l’Architecture d’Aujourd’hui. Le maire de Paris déclare : « le Président de la République a choisi de s’exprimer à nouveau sur l’enjeu du Grand Paris, à deux semaines du 1er tour des élections régionales et au moment précis où il convoque à l’Elysée les têtes de listes franciliennes de l’UMP pour « recadrer» leur campagne. Cette intervention directe dans la campagne contredit manifestement ses propos récents, quand il rejetait l’hypothèse même d’une telle immixtion. Il est particulièrement regrettable que ce changement de pied brutal se fasse en instrumentalisant la question majeure du Grand Paris. Depuis 2001, en effet, j’ai la conviction - et nos actes le prouvent - que ce dossier ne progressera qu’en cherchant à dépasser la logique un peu étroite des clivages partisans.

»

Le Parisien, Libération, Le Monde, le Figaro, tout le monde y va de son commentaire sur le débat entre les deux protagonistes, auquel s’est joint Jean-Paul Huchon.

Touche pas à mon Grand-Paris ! Il est amusant de voir Bertrand Delanoë s’irriter de ce qu’il qualifie d’instrumentalisation du Grand-Paris, parce que Nicolas Sarkozy en parle pendant la campagne des régionales, alors que son adjoint chargé du sujet, Pierre Mansat, se lamente de l’absence du Grand-Paris dans le débat des régionales en Ile-de-France. Amusant aussi de lire dans ce communiqué les états d’âme de Bertrand Delanoë, sur la condescendance de l’Etat vis-à-vis de Paris intra-muros. « Sur ce sujet décisif il serait temps que l’Etat rompe avec une forme de condescendance vis-à-vis de Paris – évoqué dans cette interview comme le "petit Paris", comparé à Venise et qu’il faudrait "réinventer", formules particulièrement inadaptées pour une Capitale qui a gagné 70 000 habitants en 10 ans, dont le PIB représente à lui seul 10 % de la richesse nationale et qui a engagé un formidable chantier de renouvellement urbain et de réalisations architecturales. » Allons, allons, Paris est sa banlieue qualifie souvent le Paris des 20 arrondissements de Petit-Paris, et n’est certainement pas le seul. Il faudrait plutôt que Bertrand Delanoë se demande pourquoi cette expression rencontre du succès. Mais amusant aussi de voir que le maire de Paris se console du fait qu’à en lire son communiqué et les reprises des journalistes, Paris-Métropole, le syndicat mixte d’études qui a succédé à la Conférence métropolitaine et qui rassemble une centaine de collectivités devrait devenir pour Nicolas Sarkozy « la préfiguration d’ "une future assemblée métropolitaine" » comme l’écrit Sibylle Vincendon dans Libération.

Mais voilà, pour savoir ce qu’à bien pu dire, ou plutôt signer Nicolas Sarkozy (Sibylle Vincendon précise que cette « démonstration d’érudition » est le résultat d’ « un entretien réalisé par écrit » ;-), et bien il faudra attendre mardi et ne pas se ruer comme je l’ai fait dans les quelques librairies référencées comme distributeurs de cette rare et précieuse revue. D’accord le communiqué commençait par « dans une interview à paraître mardi prochain », avertissement repris par la plupart des quotidiens, mais que j’ai sauté dans une lecture trop rapide. Et apparemment, je ne suis pas le seul, car à la librairie du Moniteur, on me dit que tout le monde leur demande la revue aujourd’hui. Je leur explique pourquoi, car eux en revanche n’ont pas lu le communiqué de Delanoë ni ses reprises dans la presse.

Alors ce soir, clap de fin pour une nouvelle scène de la comédie du Grand-Paris. Une scène qui a été réservée aux Happy Few, ceux qui savent et qui ont les choses avant, les politiques qui préparent leur scène et se renvoient la réplique, et la presse tel le coryphée antique qui vient expliquer l’action au public, passif, puisque comme le commun des mortels, il n’a pas accès encore et doit patienter (les abonnés sont peut-être servis plus tôt, mais c’est epsilonnesque) pour à son tour se faire une opinion. Mais pour eux, les Happy Few, surtout ne pas attendre, internet est déjà un danger qui les menace, et le temps est trop précieux pour rater une occasion, d'ailleurs le spectacle ne supporterait pas les longueurs. Et lorsque le public pourra s'informer lui-même, une autre nouvelle scène du spectacle aura déjà été jouée qui remplacera la précédente, et le public continuera à regarder ce spectacle que les acteurs, politiques et médias, continueront à donner entre eux.

Quant au débat sur le Grand-Paris, je ne sais plus, si on peut encore rêver l'ouvrir vraiment à tous un beau jour, et surtout à tous ceux qui sont concernés, les parisiens, grands et petits. Le rendez-vous des régionales est raté, alors que le Grand-Paris est un sujet central qui concerne directement quelques millions d'électeurs. Mais ouvrir un débat à tous ? Soyons sérieux et gardons notre identité française, celle des Happy Few ;-)

Jean-Paul Chapon

21.02.2010

Carte postale métropolitaine, avec illuminations à La Chapelle, bisous et intégration européenne

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Ce n'est pas mon monument préféré, et peut-être celui que j'aime le moins à Paris. Pourtant jeudi soir, de retour du meeting Europe-Ecologie de Sevran il m'est apparu au bout du quai avec quelque chose d'irréel et de magique. Echappée au-delà des verrières et du viaduc du métro aérien, ligne 2 à La Chapelle, un Sacré-Coeur féérique comme les touristes pourraient en rêver, et les parisiens aussi. Magie des paysages urbains !

Et en ce dimanche soir, pour une fois, pas de retour un peu triste après une visite chez ma mère. Hier, la maladie a baissé la garde le temps d'un "bisou" et d'un regard. J'avais déjà parlé de cet indice de mesure de l'emprise d'Alzheimer sur ma mère : on l'embrasse et on avance sa joue devant sa bouche, et ma mère rend un bisou, ou non. Cela faisait 6 mois et peut-être plus que ma mère ne m'avait pas rendu ce bisou. Et puis ce samedi, il y avait aussi son regard. Ma mère regardait, me regardait. Et cela aussi, elle ne l'avait pas fait depuis des mois. Lorsque l'on est face à un malade d'Alzheimer, on finit par apprendre, à sentir, à savoir quand le contact est établi, quand la communication passe, différemment, mais passe tout de même. Le regard qui suit, fixe et continue à suivre quand on bouge, quand on parle, et ne s'évanouit pas dans le vague, l'ailleurs d'Alzheimer. Ces petits riens extraordinaires et le bonheur de la vie...

Et pour finir cette note de week-end en dehors du Grand-Paris. Jessica, la petite fille de la famille installée dans l'appartement de mes parents pour s'occuper de ma mère n'était pas là samedi après-midi. "Elle est invitée à un anniversaire aujourd'hui. Elle est invitée pour la première fois chez des français". J'avais déjà vu d'autres enfants de temps en temps quand je passe, mais tous étaient portugais ou espagnols. Lucia la mère de Jessica insiste d'une façon qui me surprend. Je n'aurais pas pensé que pour des non français européens, ce soit un événement notable. Je suis rentré presque choqué, naïf sans doute... "Si c'est pas pour le cul ou pour la religion, on n'entre pas chez les gens" me dit crûment mon ami, vénézuelien, mon compagnon de 15 ans. Je suppose que le travail peut aussi rapprocher, je travaille dans une grande société internationale, mais là être étranger est la norme, l'anglais langue de travail, et au siège les français sont à peine majoritaires. Mais c'est le siège d'une grande entreprise, et je sais que le marquage étranger est souvent un marquage social, avec une prime aux anglo-saxons, et une hiérarchie entre pays qu'il serait intéressant d'analyser, un américain compte combien de portugais, et un portugais combien de maliens ? Bref, identité française, intégration, même entre européens, il y a encore du boulot...

Jean-Paul Chapon

19.02.2010

D’Evry à Sevran, de Paris-Métropole en états-généraux des banlieues, un 18 février de campagne avec Grand-Paris ?

debat-ee-sevran.1266605867.jpg Hier 18 février, deux tables rondes à Sevran prévues dans le cadre d'un meeting Europe-Ecologie, la première avec Cécile Duflot sur le thème Paris-Banlieue et la seconde avec Daniel Cohn-Bendit sur celui de Banlieue-Banlieue. Donc après-midi à Sevran, et j’espérais enfin pouvoir donner tord à ceux qui comme Pierre Mansat (ou moi ;-) se plaignent de l’absence du Grand-Paris et surtout de sa gouvernance, de la campagne des régionales. Mais difficile de faire un compte-rendu, les tables rondes n’en étaient pas vraiment, les horaires non plus, certaines prises de positions tellement caricaturales que je préfère ne pas trop y revenir, sauf à souligner le décalage abyssal entre certains candidats - Robert Lion hors concours - et les banlieues (ou avec la ville extra-muros, au-delà du périphérique). Et difficile une nouvelle fois de donner tort à Pierre Mansat...

 

Pour autant, ce 18 février était une journée placée sous le signe du Grand-Paris, sous toutes ses formes. D’abord, le matin, c’était Paris-Métropole qui se réunissait à Evry pour parler « clusters », les pôles d’excellence que Christian Blanc veut essaimer tout autour de Paris. Réunion confidentielle, sans communiqué de presse, « on finira bien par en faire un » me dit un participant qui s’étonne de l’absence de Paris de la réunion, quant à la région, toujours selon ce témoin, Jean-Paul Huchon son président s’est pointé en extrême fin de séance. Bref, une séance de Paris-Métropole sans Paris ni région ou presque, avec affrontements très vifs autour des prises de positions pour ou contre « la vue » ou « la vision » du secrétaire d’Etat au développement de la région-capitale et son Grand-Paris. Le Grand-Huit fait de plus en plus de vagues…

europe-ecologie-sevran-18-0.1266605924.jpg Justement, ce même 18 février, ce même Christian Blanc rencontrait les élus de l’association Orbival, la portion Val-de-Marne de Métrophérique-Arc-Express, la rocade de banlieue à banlieue. « Ce rendez-vous a été un succès pour l’action menée par l’association Orbival. Son travail a réellement été pris au sérieux » a déclaré enthousiaste Christian Favier, PCF, président du Conseil Général du 94 et responsable de l’association Orbival, comme le rapporte aujourd'hui Le Parisien. Donc les maires de Vitry, Champigny, Maisons-Alfort, Bry, Nogent, Villejuif, Arcueil, et les 1ers adjoints de Fontenay-sous-bois, Saint-Maur et Alfortville ont passé deux heures avec Christian Blanc, pour essayer de faire coïncider le projet Orbival avec le Grand-Huit de Christian Blanc, ce même Grand-Huit, décrié par les débateurs de Sevran, « inacceptable, on nous prend pour des cons, ça ne se rattache à rien qui existe déjà, reprise en main bonapartiste pour ne pas dire napoléonienne », seul Stéphane Gatignon, le maire PCF de Sevran qui a rejoint Europe-Ecologie, et hôte du débat, prendra la défense du projet, qui passe par sa ville et permettra un accès direct à Roissy. Non pas parce qu’il défend un projet qui ne viserait que la compétition internationale entre Paris, Londres et Tokyo, mais parce que la ligne donnera l'accès direct à un grand bassin d’emploi aux habitants de Sevran. Il faut aussi regarder la réalité et ne pas rester dans la caricature. La réalité qui viendra d’ailleurs sous la forme d’une délégation d’employés de Baboo qui ferme à Sevran, du discours de la déléguée CGT, et encore plus de l’émotion de Stéphane Gatignon lorsqu’il rappelle que c’est dans cette même salle défaite qu’au mois d’août dernier, lors de la cérémonie pour les victimes de l’incendie qui avait fait 5 morts, pas un seul représentant de l’Etat n’était présent, « il y a des formes d’humiliations qui sont absolument insupportables », un Stéphane Gatignon qui rappellera aussi que « l’échec de la métropole parisienne est d’abord celui de la gauche, qui depuis le début a zappé cette question, comme elle a zappé la question de l’inégalité territoriale. »

daniel-cohn-bendit.1266605983.jpg Et finalement, hier à Sevran lors du meeting Europe-Ecologie, Daniel Cohn-Bendit propose des états-généraux des banlieues. Pourquoi pas ? La gauche et en particulier le PS autour du tandem impossible Huchon-Delanoë qui le neutralise a déjà Paris-Métropole, le syndicat mixte d’étude successeur de la Conférence métropolitaine, rassemblant une centaine de collectivités surtout de gauche, avec quelques sincères et téméraires métropolitains représentants UMP et NC ou divers droite. Il y a aussi l’Agora du Grand-Paris que le président urbaniste Nicolas Sarkozy a annoncée, que l’on attend encore, et dont on attend surtout de savoir ce qu'elle sera si elle existe un jour. Bref, un syndicat mixte, une agora et des états-généraux. On est comblé. En revanche, pour ce qui est du concret et surtout de la Gouvernance, il faudra attendre. Au minimum après les régionales, à moins que ce ne soit reporté aux calendes franciliennes.

Jean-Paul Chapon

 
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