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15.03.2010

Carte postale d'entre deux tours, avec Passe Navigo, plat de lentilles et drapeau français

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Ce soir c'est fait, on annonce la signature d'un accord entre le PS et Europe-Ecologie. Ce soir on n'en sait pas beaucoup plus, si ce n'est que l'accord national laisse pour l'instant la Bretagne en dehors. Mais qu'en est-il de l'Ile-de-France, Paris est sa banlieue oblige. Et surtout qu'en est-il de la mesure la plus symbolique et la plus porteuse d'avenir à savoir le Passe Navigo au tarif unique de 65€ ? Mesure symbolique et porteuse d'avenir, parce qu'elle préfigure la création d'un Grand-Paris ou d'une métropole réunifiée autour des ses transports, comme le Zollverein avait préfiguré l'unification de l'Allemagne. Ce pass navigo, c'est la seule mesure concrète que Cécile Duflot avait présentée lors du meeting de lancement de campagne à Montreuil. Faut-il rappeler ce qu'elle déclarait alors ? "Je vais maintenant vous donner un exemple dans une région que je connais bien. Et vous m’autoriserez pour cela à reprendre quelques minutes ma casquette francilienne. Nous nous battrons pour mettre en place en Ile-de-France une “carte transports à tarif unique”, sur l’ensemble de la région. Pour ses 11 millions d’habitants. Il s’agit à la fois d’un enjeu social, environnemental et citoyen."

C'était un bel engagement, "social, environnemental et citoyen" ! Mais face à un Jean-Paul Huchon, dont les transports ne sont pas le fort, son ignorance du prix du ticket de métro pour lui Président du STIF qui le fixe en est la meilleure preuve, et face à un président sortant de la région Ile-de-France qui réalise un plutôt mauvais score du PS à 25% quand nombre de président(e)s sortant(e)s PS sont entre 30 et 40%, Cécile Duflot va-t-elle renoncer à cet engagement pour un plat de lentilles ou quelques vice-présidences ? La politique reprend ses droits entre les deux tours... Il serait dommage d'y laisser son âme.

En attendant, une vue du Grand-Palais et de sa verrière restaurée, magnifique le soir. Je la vois souvent en sortant du boulot, comme ce soir, et comme me disait il n'y a pas longtemps un de mes collègues préférés, c'est un des endroits où le drapeau français est le plus beau. C'est vrai. Alors une belle illustration en temps de campagne régionale, et tout de même un peu nationale ;-)

à suivre...

Jean-Paul Chapon

14.03.2010

Carte postale électorale, sans conviction mais avec devoir citoyen

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Voter, voter malgré tout. Et pourtant…

Le taux de participation au premier tour des élections régionales en métropole s'élevait dimanche vers 12H00 à 16,07 % contre 18,48 % au premier tour des régionales de 2004, a annoncé le ministère de l'Intérieur… Les électeurs boudaient franchement les urnes dans les Bouches-du-Rhône (15,95 % contre 21,80 %) et dans la plupart des départements d'Ile-de-France comme dans l'Essonne (14,57 % contre 16,4 %), le Val d'Oise (13,3 % contre 16,15 %), davantage encore dans les Yvelines (12,86 % contre 20,83 %). (AFP)

Etonnant ? pas vraiment. Après une campagne électorale, ni locale, ni nationale, mais les deux mêlés avec confusion et polémiques, avec un scrutin régional où l’on vote par listes départementales, au moment où une réforme territoriale prévoit que la prochaine fois on élira en même temps le conseiller régional et le cantonal, comme pour ajouter un peu plus à cette confusion autour d’un scrutin aux enjeux peu lisibles, que les citoyens ont du mal à comprendre, majoritaire et proportionnel à la fois, régional et départemental… Et pour l’Ile-de-France, une campagne qui a bien soigneusement évité de parler du Grand-Paris, comme pour montrer que tout se passait en dehors des urnes, alors pourquoi aller voter ?

Mais pourtant. Voter, voter malgré tout. La vie citoyenne n'a pas de prix...

Jean-Paul Chapon

21.02.2010

Carte postale métropolitaine, avec illuminations à La Chapelle, bisous et intégration européenne

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Ce n'est pas mon monument préféré, et peut-être celui que j'aime le moins à Paris. Pourtant jeudi soir, de retour du meeting Europe-Ecologie de Sevran il m'est apparu au bout du quai avec quelque chose d'irréel et de magique. Echappée au-delà des verrières et du viaduc du métro aérien, ligne 2 à La Chapelle, un Sacré-Coeur féérique comme les touristes pourraient en rêver, et les parisiens aussi. Magie des paysages urbains !

Et en ce dimanche soir, pour une fois, pas de retour un peu triste après une visite chez ma mère. Hier, la maladie a baissé la garde le temps d'un "bisou" et d'un regard. J'avais déjà parlé de cet indice de mesure de l'emprise d'Alzheimer sur ma mère : on l'embrasse et on avance sa joue devant sa bouche, et ma mère rend un bisou, ou non. Cela faisait 6 mois et peut-être plus que ma mère ne m'avait pas rendu ce bisou. Et puis ce samedi, il y avait aussi son regard. Ma mère regardait, me regardait. Et cela aussi, elle ne l'avait pas fait depuis des mois. Lorsque l'on est face à un malade d'Alzheimer, on finit par apprendre, à sentir, à savoir quand le contact est établi, quand la communication passe, différemment, mais passe tout de même. Le regard qui suit, fixe et continue à suivre quand on bouge, quand on parle, et ne s'évanouit pas dans le vague, l'ailleurs d'Alzheimer. Ces petits riens extraordinaires et le bonheur de la vie...

Et pour finir cette note de week-end en dehors du Grand-Paris. Jessica, la petite fille de la famille installée dans l'appartement de mes parents pour s'occuper de ma mère n'était pas là samedi après-midi. "Elle est invitée à un anniversaire aujourd'hui. Elle est invitée pour la première fois chez des français". J'avais déjà vu d'autres enfants de temps en temps quand je passe, mais tous étaient portugais ou espagnols. Lucia la mère de Jessica insiste d'une façon qui me surprend. Je n'aurais pas pensé que pour des non français européens, ce soit un événement notable. Je suis rentré presque choqué, naïf sans doute... "Si c'est pas pour le cul ou pour la religion, on n'entre pas chez les gens" me dit crûment mon ami, vénézuelien, mon compagnon de 15 ans. Je suppose que le travail peut aussi rapprocher, je travaille dans une grande société internationale, mais là être étranger est la norme, l'anglais langue de travail, et au siège les français sont à peine majoritaires. Mais c'est le siège d'une grande entreprise, et je sais que le marquage étranger est souvent un marquage social, avec une prime aux anglo-saxons, et une hiérarchie entre pays qu'il serait intéressant d'analyser, un américain compte combien de portugais, et un portugais combien de maliens ? Bref, identité française, intégration, même entre européens, il y a encore du boulot...

Jean-Paul Chapon

14.02.2010

Carte postale métropolitaine, avec violon, sopranos et nouvel an chinois

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J’avais déjà publié une photo de ce violon chinois que l’on peut croiser sur les quai du RER à la station des Halles. Alors aujourd’hui, une contribution de Paris est sa banlieue pour fêter le nouvel an chinois, avec une petite vidéo de ce même violon chinois des Halles.

Et puis un extrait de Iris dévoilée, du compositeur d’origine chinoise Qigang Chen. Le jour où j'ai découvert cette musique , elle m'a surpris bien sûr, confrontation des timbres et des modes, orchestre classique occidental et instruments chinois, et les voix de trois sopranos dont une traditionnelle chinoise. Surtout, cette musique m'a fasciné dès la première mesure, comme elle continue à le faire aujourd'hui. Ah j'oubliais, Qingang Chen qui a été l'élève d'Olivier Messiaen est aujourd'hui français, identité musicale, identité nationale ?

Avant de revenir au Grand-Paris et ses multiples épisodes dès lundi avec notamment la sortie du premier numéro de Megalopolismag ;-)

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Jean-Paul Chapon

09.02.2010

Carte postale de campagne, avec doute et lassitude

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... et dédicace amicale à Pierre Mansat ;-)

Les lecteurs de Paris est sa banlieue ne seront pas surpris, c'est chronique, et certains jours, certains soirs, on se dit que tenir un blog est si vain, tellement vain, que dans un acte de lassitude, de doute ou de colère, on effacerait tout. Le statut de blogueur est difficile et ingrat, surtout lorsque l'on s'intéresse à un sujet qui ne passionne pas les foules. C'est le cas de Paris est sa banlieue, qui depuis plus de 5 ans se bat pour la création d'un Grand-Paris, pas celui du projet du gouvernement, pas non plus le syndicat Paris-Métropole de la mairie de Paris, mais une vrai Grand-Paris, une vraie ville, une vraie collectivité territoriale, de plein droit, avec de vraies institutions, des représentants élus au suffrage universel, un vrai maire ou un vrai président, élu au suffrage universel direct. Une ville solidaire et démocratique, au-delà des frontières du passé, des fractures de l'urbanisme, symbolisées par ce périphérique, au-delà des égoïsmes et des baronnies locales, de l'émiettement inefficace des pouvoirs en des centaines de mini-municipalités absurdes, montées les unes contre les autres, d'intercommunalités montées les unes contre les autres, de départements montés les uns contre les autres. De classes sociales et de clan sociaux dressés les uns contre les autres, de ghettos en construction ou déjà bien cimentés, ghettos de riches contre ghettos de pauvres. Et malgré la note précédente, je partage ce soir la même tristesse et la même amertume que Pierre Mansat, qui désespère de voir le Grand-Paris et sa gouvernance entrer enfin dans la campagne des régionales en Ile-de-France. Mais qui dérangerait tant les équilibres de droite comme de gauche, que même les Verts qui semblent parfois avoir bien oublié Europe Ecologie ne s'y risqueraient pas. Ce soir, en rentrant du boulot, j'ai entendu sur France Info commenter un sondage, qui donnait dans les 19% (si je me souviens bien) faisant confiance aux politiques de droite, 16% à ceux de gauche, quelques pour cent d'indécis et surtout une majorité qui n'y croyaient plus, et voteraient peut-être Mère Denis, comme sur cette pub qui surplombe de façon opportuniste le périphérique. Ce soir, je crois finalement que je fais partie de cette grande majorité, et le 14 mars, je ne sais pas si j'irai voter aux régionales, ou si je m'abstiendrai pour la première fois de ma vie. Doute et lassitude...

Jean-Paul Chapon

23.01.2010

Carte postale de banlieue, avec déplacements et collages urbains au temps d'Alzheimer

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Fontenay-sous-bois, sous le pont de l'A86

En allant voir ma mère, comme tous les samedis après-midi, je pensais à ce qu'elle me disait il y a longtemps déjà, quand à la fin de la vie de mon grand-père, son père, elle allait le voir à l'hôpital de Tullins, je crois, ou d'une autre petite ville de l'Isère où la mort l'a définitivement arrêté. Elle me disait qu'elle connaissait par cœur cette route qu'elle faisait tous les jours, entre Moirans et Tullins, et qu'elle aurait pu y aller les yeux fermés. Maintenant, c'est mon tour d'aller voir ma mère, pas tous les jours, tous les samedis ou dimanches, parfois plus, et tous les jours quand il y a une alerte, comme entre Noël et le jour de l'An. La route est toujours la même, le périphérique, au sud ou au nord, suivant l'état du trafic. Parfois un retour par la banlieue, sortir du périphérique à Gentilly, puis Ivry, traverser les voies de la gare d'Austerlitz, admirer l'incinérateur d'Ivry, ses panaches de vapeur et le scintillement du revêtement de vitrocéramique. Reprendre l'A4 et longer la Marne que l'on ne voit pas, mais que l'on sait être à côté, ou traverser le bois, pour respirer un peu, le temps d'une échappée. Ou alors prendre l'A3 par la porte de Bagnolet, pour sortir dans cette improbable branche oubliée qui finit sans lumière dans les terrains vagues qui longent Mozinor, là-haut, sur le plateau de Montreuil, près des murs à pêches et des ferrailleurs. Itinéraires urbains, navigation automatique, la tête ailleurs, tristesse des samedis après-midi où semaine après semaine, j'observe la lente et vertigineuse déchéance de ma mère. Alzheimer, sans retour. Et je comprends ce qu'elle voulait dire, sur cet itinéraire qu'elle aurait pu faire les yeux fermés, tant elle l'a fait, conduite automatique, tristesse et mélancolie de ces moments, préparation avant d'arriver, et sas de décompression pour sortir. Je n'y suis jamais allé en RER et métro. C'est un moment qu'on ne peut pas partager, peut-être que le retour garde encore un peu de cette présence qui s'enfuit. Alors je regarde le parcours, je crois que je connais mieux que personne chaque bord de périphérique, abord d'A86, et recoin d'A3, parce que je les regarde, les photographie, comme pour ne pas oublier le décor de ces derniers moments ou simplement les prolonger et les revoir.

Jean-Paul Chapon

20.01.2010

Carte postale du Grand-Paris, avec anniversaire et impasse ;-)

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Paris est sa banlieue a cinq ans, et j'allais l'oublier. Pour être exact, Paris est sa banlieue a eu 5 ans il y a trois jours, "que le temps passe vite, madame hier encore, elle était si petite", pourrais-je écrire en paraphrasant Reggiani. Oui, Paris est sa banlieue est plus grand qu'il y a cinq ans, plus reconnu et j'ose l'écrire, plus influent, mais surtout que le temps a passé vite. Il y a cinq ans, le Grand-Paris était une marotte inaudible et une idée impensable que quelques rares métropolitains convaincus n'osaient espérer voir faire la une des journaux. Aujourd'hui, on nous prépare une société du Grand-Paris qui sera le nom d'un projet de loi (discutable), pour essayer de contrer un Paris-Métropole qui peine à se concrétiser et à simplement exister... Et si les dernières municipales ont réussi à contourner le sujet, les régionales ne pourront faire de même et ignorer la question d'un Grand-Paris.

Mais voilà, si le temps passe vite, je ne sais pas si Paris est sa banlieue est plus grand ou était plus petit "hier encore". Aujourd'hui, il y a Facebook, Twitter et les blogs ont une sacré concurrence, de quoi les jeter dans une impasse sans avenir. Combien de lecteurs fidèles de Paris est sa banlieue, viennent aujourd'hui commenter "en famille", parmi les amis de Facebook. C'est sympa, mais dommage pour la dynamique du blog. Enfin, je ne vais pas m'en plaindre, mais dommage tout de même.

boetie-miromesnil.1264061468.jpg Alors pour l'anniversaire de Paris est sa banlieue, une photo de Paris intra-muros, et même du coeur de l'intra-muros, cette impasse, cour intérieure ouverte sur la rue La Boétie, devant laquelle je passe tous les jours, matin et soir, soir et matin, que je vois comme la cathédrale de Rouen de Monet sous toutes les lumières du jour et des saisons. Et je suis fasciné par cette cour si resserrée, si lumineuse parfois, aux parois vertigineuses d'étroitesse, le meilleur et le pire des surprises du Paris caché. Cette photo est la première peut-être, et pas la meilleure je suis sûr (désolé) d'une série que j'essaierai de réaliser avant le déménagement de ma boîte, avant de quitter le 8ème pour le 7ème arrondissement au printemps prochain.

Alors à suivre pour une 6ème année de Paris est sa banlieue ;-)

Jean-Paul Chapon

10.01.2010

Carte postale de banlieue, avec neige et tôle peinte

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Les colonnes de Buren en pointu commente l’un de mes amis sur Facebook où j’ai publié cette photo, en moins chiant, précise un second. Il y a au moins deux différences objectives, au Palais-Royal les colonnes de Buren ne sont pas pointues et elles sont en marbre noir et blanc. Ici, elles sont coniques et en tôle peinte et pas signées par Buren. Et je commente à mon tour pour parler de cette cité de La Noue, potentiel fascinant, panorama extraordinaire sur Paris et le Val-de-Marne, qui ne demande qu'à être reconnu. Bizarre ! quand j'étais prof à Bagnolet, mes élèves qui venaient pour beaucoup de La Noue n'étaient pas très sensibles à cette beauté ! me dit une troisième. Et il est vrai que lorsque l’on baisse les yeux pour regarder à terre, surtout s'il n'a pas neigé, le rêve se dissipe devant la réalité, le carrosse redevient citrouille, le marbre tôle, et la cité reprend ses droits. Il y a un programme de rénovation à la Noue. Alors, à suivre…

Jean-Paul Chapon

01.01.2010

Carte de vœux du Grand-Paris, pour une année 2010 métropolitaine !

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Dommage il ne faisait pas beau, le ciel gris, la fumée, la cheminée et les lignes à haute tension, ça ne fait pas rêver ? Peut-être, mais c'est la ville d'aujourd'hui. Et cette photo, avec le contraste étonnant entre les tours de la Défense et les champs entre Carrières et Houilles, rappelle les pistes que nous ont montrées les dix cabinets d'architectes de la consultation internationale sur le Grand-Paris, la mobilité et les transports bien sûr, avec le pont du RER, la voie d'eau avec la Seine et la nécessité de réintégrer l'eau et les fleuves dans la Métropole. La notion de pôles intenses, dynamiques et de ville légère, poreuse, avec un équilibre entre densification pour lutter contre l'étalement urbain et maintien des espaces naturels et même une réintégration des espaces agricoles dans la métropole. Une vision résumée par Bernardo Secchi et Paola Vigano : "Une forte mobilité est la condition indispensable pour bâtir une société démocratique. Ceci implique de développer le transport public sous toute ses formes et une nouvelle structure spatiale où l'eau, la biodiversité et les espaces agricoles sont mieux pris en compte".

Ce matin du 1er janvier, Paris est sa banlieue présente ses meilleurs voeux à ses visiteurs, lecteurs d'un jour et fidèles commentateurs, et leur souhaite une Bonne Année 2010 ! Une année que l'on voudrait plus Grand-Parisienne et plus Métropolitaine. Et en cette année d'élections régionales, une année plus politique au sens noble du mot et moins politicienne, qui prenne enfin en compte la Ville et ses citoyens, et non plus seulement le jeu et l'intérêt égoïste des uns contre les autres. C'est naïf ? sans doute, mais depuis 5 ans Paris est sa banlieue lutte naïvement pour la reconnaissance d'un Grand-Paris démocratique, réuni et solidaire, au-delà du carcan des frontières historiques et des frontières politiques, sociales et mentales qui fragmentent la métropole. Des propositions des uns en discours des autres, de Conférence métropolitaine en Paris-Métropole, et en Grand-Pari(s) des architectes, on avance, doucement, il faut continuer à y croire, même naïvement, mais avec audace et engagement ;-)

Alors Bonne Année à tous, et Bonne Année au Grand-Paris !

Jean-Paul Chapon

31.12.2009

Carte postale de banlieue, avec illuminations de fêtes et aspiration au bonheur...

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Dernier soir de l'année 2009. Illuminations de fête en banlieue, ici à Montreuil. En attendant comme chaque fin de nuit entre 31 décembre et petit matin du 1er janvier, que d'autres illuminations sinistres, violentes et vaines s'embrasent, peut-être au pied de ces mêmes immeubles et de ces mêmes illuminations de fête. Malaise de banlieues ou malaise de société, qu'aucun plan Espoir Banlieue, ni politique de la ville n'arrive à soulager et à faire disparaître ? En attendant, ce soir, je regarde tous les balcons illuminés des cités de banlieues, on dirait autant de signaux et de témoignages envoyés à la société pour crier l'aspiration à la vie et au bonheur, une fois de plus "être et avoir", comme les autres, comme tout le monde, rien de plus.

Alors, passez de bonnes fêtes et surtout Bonne Année 2010 !

Jean-Paul Chapon

 
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