27.02.2010
Touche pas à mon Grand-Paris, ou le débat des Happy Few ;-)
Je n’aime pas réagir à chaud et encore moins sur un texte que je n’ai pas lu. Mais je ne peux pas m’empêcher de réagir non pas sur le contenu, non lu, mais sur cette nouvelle scène de la comédie du pouvoir qui se joue entre le maire de Paris, Bertrand Delanoë, et le président de la république, Nicolas Sarkozy, sur l’air du Grand-Paris, avec pour choeur les journalistes. Vendredi, Bertrand Delanoë se fend d’un communiqué vengeur contre une interview de Nicolas Sarkozy dans la revue AA, l’Architecture d’Aujourd’hui. Le maire de Paris déclare : « le Président de la République a choisi de s’exprimer à nouveau sur l’enjeu du Grand Paris, à deux semaines du 1er tour des élections régionales et au moment précis où il convoque à l’Elysée les têtes de listes franciliennes de l’UMP pour « recadrer» leur campagne. Cette intervention directe dans la campagne contredit manifestement ses propos récents, quand il rejetait l’hypothèse même d’une telle immixtion. Il est particulièrement regrettable que ce changement de pied brutal se fasse en instrumentalisant la question majeure du Grand Paris. Depuis 2001, en effet, j’ai la conviction - et nos actes le prouvent - que ce dossier ne progressera qu’en cherchant à dépasser la logique un peu étroite des clivages partisans.
»
Le Parisien, Libération, Le Monde, le Figaro, tout le monde y va de son commentaire sur le débat entre les deux protagonistes, auquel s’est joint Jean-Paul Huchon.
Touche pas à mon Grand-Paris ! Il est amusant de voir Bertrand Delanoë s’irriter de ce qu’il qualifie d’instrumentalisation du Grand-Paris, parce que Nicolas Sarkozy en parle pendant la campagne des régionales, alors que son adjoint chargé du sujet, Pierre Mansat, se lamente de l’absence du Grand-Paris dans le débat des régionales en Ile-de-France. Amusant aussi de lire dans ce communiqué les états d’âme de Bertrand Delanoë, sur la condescendance de l’Etat vis-à-vis de Paris intra-muros. « Sur ce sujet décisif il serait temps que l’Etat rompe avec une forme de condescendance vis-à-vis de Paris – évoqué dans cette interview comme le "petit Paris", comparé à Venise et qu’il faudrait "réinventer", formules particulièrement inadaptées pour une Capitale qui a gagné 70 000 habitants en 10 ans, dont le PIB représente à lui seul 10 % de la richesse nationale et qui a engagé un formidable chantier de renouvellement urbain et de réalisations architecturales. » Allons, allons, Paris est sa banlieue qualifie souvent le Paris des 20 arrondissements de Petit-Paris, et n’est certainement pas le seul. Il faudrait plutôt que Bertrand Delanoë se demande pourquoi cette expression rencontre du succès. Mais amusant aussi de voir que le maire de Paris se console du fait qu’à en lire son communiqué et les reprises des journalistes, Paris-Métropole, le syndicat mixte d’études qui a succédé à la Conférence métropolitaine et qui rassemble une centaine de collectivités devrait devenir pour Nicolas Sarkozy « la préfiguration d’ "une future assemblée métropolitaine" » comme l’écrit Sibylle Vincendon dans Libération.
Mais voilà, pour savoir ce qu’à bien pu dire, ou plutôt signer Nicolas Sarkozy (Sibylle Vincendon précise que cette « démonstration d’érudition » est le résultat d’ « un entretien réalisé par écrit » ;-), et bien il faudra attendre mardi et ne pas se ruer comme je l’ai fait dans les quelques librairies référencées comme distributeurs de cette rare et précieuse revue. D’accord le communiqué commençait par « dans une interview à paraître mardi prochain », avertissement repris par la plupart des quotidiens, mais que j’ai sauté dans une lecture trop rapide. Et apparemment, je ne suis pas le seul, car à la librairie du Moniteur, on me dit que tout le monde leur demande la revue aujourd’hui. Je leur explique pourquoi, car eux en revanche n’ont pas lu le communiqué de Delanoë ni ses reprises dans la presse.
Alors ce soir, clap de fin pour une nouvelle scène de la comédie du Grand-Paris. Une scène qui a été réservée aux Happy Few, ceux qui savent et qui ont les choses avant, les politiques qui préparent leur scène et se renvoient la réplique, et la presse tel le coryphée antique qui vient expliquer l’action au public, passif, puisque comme le commun des mortels, il n’a pas accès encore et doit patienter (les abonnés sont peut-être servis plus tôt, mais c’est epsilonnesque) pour à son tour se faire une opinion. Mais pour eux, les Happy Few, surtout ne pas attendre, internet est déjà un danger qui les menace, et le temps est trop précieux pour rater une occasion, d'ailleurs le spectacle ne supporterait pas les longueurs. Et lorsque le public pourra s'informer lui-même, une autre nouvelle scène du spectacle aura déjà été jouée qui remplacera la précédente, et le public continuera à regarder ce spectacle que les acteurs, politiques et médias, continueront à donner entre eux.
Quant au débat sur le Grand-Paris, je ne sais plus, si on peut encore rêver l'ouvrir vraiment à tous un beau jour, et surtout à tous ceux qui sont concernés, les parisiens, grands et petits. Le rendez-vous des régionales est raté, alors que le Grand-Paris est un sujet central qui concerne directement quelques millions d'électeurs. Mais ouvrir un débat à tous ? Soyons sérieux et gardons notre identité française, celle des Happy Few ;-)
Jean-Paul Chapon
17.02.2010
Megalopolis mag, le journal de la génération Grand-Paris
C’est suffisamment rare pour être salué, et même deux fois salué. D’abord parce qu’avec Mégalopolis mag, ils relèvent un défi devant lequel beaucoup ont déjà renoncé, parfois frileusement comme le Nouvel Observateur qui a sabordé son supplément ParisObs, sans essayer de lui donner plus de chance, parfois honteusement, comme le JDD, qui profite des vacances pour revoir la formule, supprime le supplément et le remplace par 4 pages en fin d’édition pour un pseudo et affligeant JDD Paris. Bref eux, une équipe de jeunes journalistes issus de Science-Po, ont osé et lancé lundi 15 février Mégalopolis mag, le journal du très Grand-Paris. Salué deux fois, parce qu’en plus de relever le défi de lancer un journal sur Paris, grand ou pas, ils ont osé le papier. Et ils s’en expliquent dans leur édito d’ouverture. « D’autres nous opposeront que la presse écrite est morte. Et si c’étaient les journalistes qui l’avaient tuée ? Mégolopolis refuse ce constat d’échec et renoue avec des formats délaissés. Le reportage, l’enquête, le récit sont la clé du succès, parce qu’ils sont le gage de la presse de qualité. » Avec ce qui ne gâche rien, une approche intelligente des médias en jouant d'emblée la complémentarité papier et internet dès le premier numéro.
Mais comment faire un journal sur le Grand-Paris, sujet qui ne semble pas vraiment passionner les foules ? En fait, ce qui être la clé du succès de Mégalopolis, c’est que malgré un édito que ne renierait pas Paris est sa banlieue, « le Grand-Paris s’il n’est pas encore formalisé, existe depuis longtemps dans les faits. Les politiques ont un métro de retard sur les citoyens. Eux ont déjà investi la métropole. Comme l’étudiant d’Issy qui suit ses cours à Nanterre ou le jeune actif de Bastille qui travaille à La Défense. Nous sommes la génération Grand-Paris, celle qui étouffe de vivre dans une ville qui n’a pas grandi depuis un siècle et demi », Mégalopolis n’est pas le journal du Grand ou du Très Grand-Paris, malgré le sous-titre (c’est vrai qu’ils ont fait fort pour le numéro 1 question TRES Grand Paris, avec Jean-François Copé et Meaux ;-). Mégalopolis, c’est un journal qui traite d’un peu tout sous l’angle ou dans la perspective du Grand Paris, avec une vision urbaine qui donne le cadre. Des articles variés, intéressants, politique, culture, avec notamment un dossier sur les régionales (je n'ai pas osé faire le test ;-) et une interview à la fois tonique et désespérée de Philippe Dallier, une belle qualité d’écriture (ça compte !), une maquette claire et attrayante, un bonne dose d’insolence et d’humour. Bref une réussite que Paris est sa banlieue est heureux de saluer.
Un reproche tout de même, la périodicité bimensuelle, tant on aimerait pouvoir trouver le numéro 2 de Mégalopolis mag en kiosque dès lundi prochain.
Jean-Paul Chapon
21:13 Publié dans 1 - Grand-Paris et Paris-Métropole, 5 - Culture... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : megalopolis, grand-paris, paris-métropole, journal, mag
09.02.2010
Carte postale de campagne, avec doute et lassitude
... et dédicace amicale à Pierre Mansat ;-)
Les lecteurs de Paris est sa banlieue ne seront pas surpris, c'est chronique, et certains jours, certains soirs, on se dit que tenir un blog est si vain, tellement vain, que dans un acte de lassitude, de doute ou de colère, on effacerait tout. Le statut de blogueur est difficile et ingrat, surtout lorsque l'on s'intéresse à un sujet qui ne passionne pas les foules. C'est le cas de Paris est sa banlieue, qui depuis plus de 5 ans se bat pour la création d'un Grand-Paris, pas celui du projet du gouvernement, pas non plus le syndicat Paris-Métropole de la mairie de Paris, mais une vrai Grand-Paris, une vraie ville, une vraie collectivité territoriale, de plein droit, avec de vraies institutions, des représentants élus au suffrage universel, un vrai maire ou un vrai président, élu au suffrage universel direct. Une ville solidaire et démocratique, au-delà des frontières du passé, des fractures de l'urbanisme, symbolisées par ce périphérique, au-delà des égoïsmes et des baronnies locales, de l'émiettement inefficace des pouvoirs en des centaines de mini-municipalités absurdes, montées les unes contre les autres, d'intercommunalités montées les unes contre les autres, de départements montés les uns contre les autres. De classes sociales et de clan sociaux dressés les uns contre les autres, de ghettos en construction ou déjà bien cimentés, ghettos de riches contre ghettos de pauvres. Et malgré la note précédente, je partage ce soir la même tristesse et la même amertume que Pierre Mansat, qui désespère de voir le Grand-Paris et sa gouvernance entrer enfin dans la campagne des régionales en Ile-de-France. Mais qui dérangerait tant les équilibres de droite comme de gauche, que même les Verts qui semblent parfois avoir bien oublié Europe Ecologie ne s'y risqueraient pas. Ce soir, en rentrant du boulot, j'ai entendu sur France Info commenter un sondage, qui donnait dans les 19% (si je me souviens bien) faisant confiance aux politiques de droite, 16% à ceux de gauche, quelques pour cent d'indécis et surtout une majorité qui n'y croyaient plus, et voteraient peut-être Mère Denis, comme sur cette pub qui surplombe de façon opportuniste le périphérique. Ce soir, je crois finalement que je fais partie de cette grande majorité, et le 14 mars, je ne sais pas si j'irai voter aux régionales, ou si je m'abstiendrai pour la première fois de ma vie. Doute et lassitude...
Jean-Paul Chapon
21:58 Publié dans 1 - Grand-Paris et Paris-Métropole, 4 - politique, politiques..., 8 - Cartes postales | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : campagne, régionales, ile-de-france, grand-paris, pierre mansat, verts, europe écologie
07.02.2010
Le Grand-Paris absent ou au cœur de la campagne des régionales ?
Pierre Mansat, adjoint au maire de Paris, en charge des relations avec les collectivités, se plaint, tant sur Facebook que sur Twitter que le Grand-Paris soit « totalement absent de la campagne des élections régionales en Ile de France ». C’est vrai et c'est faux, même s’il est aussi amusant de voir Pierre Mansat, un des fondateurs de la Conférence métropolitaine et de Paris-Métropole, le syndicat mixte d’études qui lui a succédé et que les lecteurs de Paris est sa banlieue connaissent bien, utiliser le mot Grand-Paris, qu’il a tant combattu pour imposer Paris-Métropole mais surtout devenir un héraut de la gouvernance que la Conférence métropolitaine comme Paris-Métropole évitent soigneusement depuis le début ;-)
D’un certain point de vue pourtant, Pierre Mansat à tort, si comme Philippe Panerai, on pense que « la carte d’un Grand-Paris plus juste et plus solidaire sera le plan de ses transports en commun ». Expérience faite ce matin, distribution de tracts à l’appui sur le marché de Fontenay-sous-bois. L’UMP propose un tract entièrement consacré aux transports, et le PS un petit journal dont une rubrique est consacrée aux transports : point commun entre les deux, une carte des futurs réseaux de transports. Le thème transport est abordé par le Front de gauche qui à l’instar d’Europe-Ecologie propose une zone unique tarifaire pour les transports collectifs mais au prix de la zone 1-2 (65 € pour Europe-Ecologie) et entre autres propositions soutient Orbival. Le Modem n’a pas de place à consacrer aux transports, avec un portrait pleine page de son très photogénique candidat Alain Dolium, que l’on retrouve aussi au verso ;-) Enfin pas de rubrique transports sur le tract du Front National qui parle agressions, émeutes et guérillas urbaine, bandes ethniques et drapeau français, et ne mentionne les transports franciliens que comme cadre du « viol d’une jeune fille en avril 2009 entre Poissy et les Mureaux ». Quant à Europe Ecologie et aux Verts, ils brillaient ce matin par leur absence sur le marché de Fontenay, mais on y reviendra bientôt sur Paris est sa banlieue.
Ce matin, ce sont les tracts PS et UMP, et plus spécialement leurs cartes qui ont retenu mon attention. Tout d’abord parce que c’est rare, même si c’est une bonne chose. Je continue à penser que ces cartes, au-delà des simples lignes de transports qu’elles représentent donnent une réalité à l’idée du Grand-Paris et finissent par la rendre concrète et familière dans l’esprit du grand-public. Alors, sans surprise, le tract PS propose au milieu d’une fouillis assez illisible de projets de prolongements ou de modernisation le tracé d’Arc-Express, la version de rocade de banlieue à banlieue à laquelle Jean-Paul Huchon, le président PS de la région, a fini par se rallier. Le tract UMP de façon logique, mais tout de même assez surprenante, ose un mix entre le Grand-Huit de Christian Blanc, le projet de double boucle de 130km de métro automatique, et de bouts d’Arc-Express avec notamment Orbival, la portion Val-de-Marne d’Arc-Express. Surprenant, car on sait Valérie Pécresse, la candidate UMP, mal à l’aise avec le projet du secrétaire d’Etat à la région-capitale , projet qui divise la majorité, et reçoit même l’hostilité du MEDEF comme le rappelle le JDD aujourd’hui.
Mais Pierre Mansat a aussi raison, si l’on dit que la question de la gouvernance du Grand-Paris est absente de la campagne des régionales. Et c’est d’autant plus étonnant qu’en ce moment même le projet gouvernemental de réforme des collectivités territoriales vient d’être adopté en première lecture au Sénat. Mais en Ile-de-France, si on dénonce d’un côté ou feint d’approuver de l’autre la création des conseillers territoriaux, le débat sur le statut et les compétences futures des métropoles, et notamment celui de la métropole parisienne semblent très loin aujourd’hui de cette campagne électorale, comme si la question n’avait d’existence qu’en tant que débat politique à l’Assemblée ou au Sénat, comme terrain d’affrontement entre partis politiques, en dehors de toute réalité locale concrète. Etonnant, mais surtout désespérant….
à suivre…
Jean-Paul Chapon
21:26 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : grand-paris, paris-métropole, pierre mansat, europe-ecologie, valérie pécresse, jean-paul huchon, ps, ump, alain dolium, régionales
31.01.2010
Quand Est-Ensemble découvre le Grand-Paris, c'est pour mieux oublier Paris-Métropole ?
Pour compléter la note précédente "A propos du Grand-Paris, d’Orbival en Grand-Huit, de Val-de-Marne en Seine-Saint-Denis", un retour rapide sur un article de la Gazette des Communes, que j’avais oublier de citer et qui éclaire d'un jour presque cruel l'impuissance du syndicat mixte Paris-Métropole. Cet article intitulé, Est Ensemble ne veut pas être l’oublié du Grand Paris, explique que la nouvelle communauté d'agglomération - la plus grande d'Ile-de-France - qui rassemble depuis le 1er janvier 2010, 400.000 habitants en Seine-Saint-Denis (Bagnolet, Bobigny, Bondy, Le Pré-Saint-Gervais, Les Lilas, Montreuil, Noisy-le-Sec, Pantin, Romainville) voudrait bien rencontrer le secrétaire d’Etat à la région-capitale pour discuter Grand-Paris.
L’article explique que « Son premier acte sera de solliciter un entretien auprès de Christian Blanc, le secrétaire d’Etat à la région capitale, pour «faire entendre la voix de ce territoire dans le Grand Paris».
Un acte fort et symbolique pour Bertrand Kern, élu sans surprise à la tête de la nouvelle agglomération Est Ensemble lors de la séance d’installation du 23 janvier, qui souhaite inclure ce vaste territoire de 3.850 hectares au nord-est parisien dans le débat sur le projet de loi. Il faut qu’on nous dise si notre territoire, qui, avec ses espaces fonciers disponibles, a des atouts économiques énormes, fait partie ou non du Grand Paris. Pour l’instant, nous sommes exclus des projets de transport du Métro Automatique de Christian Blanc par exemple, a dénoncé Bertrand Kern lors de la conférence de presse à l’Hôtel de Ville de Pantin le 25 janvier. »
La Gazette continue en expliquant que « les élus des neuf villes de Seine-Saint-Denis adhérentes (Bagnolet, Bobigny, Bondy, Le Pré-Saint-Gervais, Les Lilas, Montreuil, Noisy-le-Sec, Pantin, Romainville) espèrent que la taille de l’agglomération –la première de l’Ile-de-France et la 5è en France-, avec ses 400.000 habitants, permettra de peser davantage, à l’instar de l’agglomération voisine, Plaine Commune. Désormais, on ne pourra pas compter sans nous, que ce soit dans les projets de transports du Grand Paris ou de la région Ile-de-France, a estimé Gilbert Roger, maire (PS) de Bondy et vice-président du conseil général de la Seine-Saint-Denis. Cette portion de l’est parisien a longtemps été laissé en déshérence. Plaine Commune a eu son Stade de France, nous avons aussi des atouts à faire valoir, a renchéri Daniel Guiraud, maire (PS) des Lilas, qui s’occupera des relations avec le Grand Paris au sein d’Est Ensemble. »
Intéressant d'une part de voir que désormais, plutôt que de vouloir le contrer, les élus veulent ne pas être oubliés par le projet du gouvernement. On passe de la dénonciation de l'exclusion que porte le projet, à la négociation pour ne pas en être exclu. Etonnant surtout dede voir tous ces membres de Paris-Métropole se retourner vers Christian Blanc, pour négocier et ne pas être oubliés. Et surtout les voir expliquer, qu'avec Est-Ensemble, ils vont pouvoir peser dans le débat, alors que l'on croyait que c’était Paris-Métropole qui était là pour aider ses adhérents à « peser d’avantage ». Un aveu qui tient presque lieu d'éloge funèbre. Et on me répondra peut-être que Paris-Métropole est un lieu de débat. Certes, et c'est bien le problème. Arrive un moment où il faut arrêter de débattre pour passer à l'action, et les élus d'Est-Ensemble semblent le découvrir avec le Grand-Paris...
Jean-Paul Chapon
20:26 Publié dans 1 - Grand-Paris et Paris-Métropole | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : grand-paris, paris-métropole, est-ensemble, bertrand kern, daniel guiraud, gilbert roger
22.01.2010
Régionales, Ile-de-France et Grand-Paris : les audaces "radicalement nouvelles" de Chantal Jouanno ;-)
Ce matin sur France-Info, on entend François Fillon, appeler les candidats UMP aux régionales à de l’audace. A la lecture de l’interview qu’elle a donné hier dans 20minutes, on se rend compte que Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’Ecologie et tête de liste UMP à Paris, a pris de l’avance pour largement anticiper les attentes du Premier ministre.
« Il faut automatiser les lignes 1, 4 et 14 » déclare bille en tête à 20minutes, Chantal Jouanno, dans une interview dont le titre en dit long : « des solutions radicalement nouvelles ». Les transports sont au cœur de la campagne de Valérie Pécresse, candidate UMP en Ile-de-France et sa tête de liste parisienne s’applique en première de la classe à décliner sur Paris cette priorité. Dommage, pour Chantal Jouanno, il faudra mieux préparer ses dossiers la prochaine fois, ou du moins vérifier le travail de ses équipes. La ligne 14 est la première ligne de métro automatique du réseau parisien, mise en service en …1998, il y a 12 ans. Quant à la ligne 1, son automatisation a été décidée il y a 5 ans et les travaux sont déjà en court. Si jamais Chantal Jouanno a la curiosité et surtout l’audace de descendre dans le métro, elle pourra ainsi constater de visu que les travaux avancent notamment avec l’installation de portes palières dans plusieurs stations de la ligne.
Chantal Jouanno, qui veut des "solutions radicalement nouvelles", comme « installer des pistes cyclables, des bouquinistes » sur les quais au niveau de la Tour Eiffel, veut organiser pour les mettre ne place un « Grenelle de Paris ». Original. Et de citer au passage, péage urbain, couverture du périphérique et densification, franchement moins original… On pourra sans doute faire l’économie d’un Grenelle.
Mais il y a quelque chose de plus inquiétant que l’ignorance de la secrétaire d’Etat, même si elle est assez choquante (avec une ligne on pense à une coquille, mais avec deux…), et que son manque de propositions "radicalement nouvelles", il y a une vision étroite de la ville. Pourquoi un Grenelle de Paris, et pas du Grand-Paris ? Peut-être pourrait-elle proposer de travailler avec Paris-Métropole, finalement. Nicolas Sarkozy nous annonçait une Agora du Grand-Paris pour le début de 2010. En attendant, plutôt que de boycotter le syndicat mixte d’études, elle pourrait l’utiliser et économiser l’organisation d’une nouvelle usine à gaz…
Mais Chantal Jouanno ne sait peut-être pas encore que Paris-Métropole existe, comme pour l’automatisation des lignes de métro. De même, Chantal Jouanno ne semble pas savoir qu’autour de Paris, il y a la banlieue, avec des gens dedans, qui bougent et même parfois vont à Paris. Ainsi quand on lui demande comment sensibiliser aux questions écologiques ceux qui n’habitent pas Paris mais en sont simplement usagers, elle répond « je prévois un clin d’œil en direction des touristes : ils pourraient bénéficier d’un passeport climat, qui leur donnerait accès à des coupe-file pour des musées ou des entrées gratuites s’ils utilisent les transports en commun. » Exit la question des banlieues, du rapport de Paris avec celles-ci, notamment dans la question des transports, des voitures, de la pollution. Un bon clin d’œil pour une candidate non pas aux municipales, mais aux régionales. Bref, un mur du çon en béton bio pour la secrétaire d’Etat à l’écologie ;-)
Jean-Paul Chapon
12:59 Publié dans 1 - Grand-Paris et Paris-Métropole, 1.2 - Les transports à Paris intra-extra muros, 1.4 - Le mur du çon de Paris est sa banlieue, 4 - politique, politiques... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chantal jouanno, régionales, ile-de-france, grand-paris, paris-métropole, paris, banlieue
20.01.2010
Carte postale du Grand-Paris, avec anniversaire et impasse ;-)
Paris est sa banlieue a cinq ans, et j'allais l'oublier. Pour être exact, Paris est sa banlieue a eu 5 ans il y a trois jours, "que le temps passe vite, madame hier encore, elle était si petite", pourrais-je écrire en paraphrasant Reggiani. Oui, Paris est sa banlieue est plus grand qu'il y a cinq ans, plus reconnu et j'ose l'écrire, plus influent, mais surtout que le temps a passé vite. Il y a cinq ans, le Grand-Paris était une marotte inaudible et une idée impensable que quelques rares métropolitains convaincus n'osaient espérer voir faire la une des journaux. Aujourd'hui, on nous prépare une société du Grand-Paris qui sera le nom d'un projet de loi (discutable), pour essayer de contrer un Paris-Métropole qui peine à se concrétiser et à simplement exister... Et si les dernières municipales ont réussi à contourner le sujet, les régionales ne pourront faire de même et ignorer la question d'un Grand-Paris.
Mais voilà, si le temps passe vite, je ne sais pas si Paris est sa banlieue est plus grand ou était plus petit "hier encore". Aujourd'hui, il y a Facebook, Twitter et les blogs ont une sacré concurrence, de quoi les jeter dans une impasse sans avenir. Combien de lecteurs fidèles de Paris est sa banlieue, viennent aujourd'hui commenter "en famille", parmi les amis de Facebook. C'est sympa, mais dommage pour la dynamique du blog. Enfin, je ne vais pas m'en plaindre, mais dommage tout de même.
Alors pour l'anniversaire de Paris est sa banlieue, une photo de Paris intra-muros, et même du coeur de l'intra-muros, cette impasse, cour intérieure ouverte sur la rue La Boétie, devant laquelle je passe tous les jours, matin et soir, soir et matin, que je vois comme la cathédrale de Rouen de Monet sous toutes les lumières du jour et des saisons. Et je suis fasciné par cette cour si resserrée, si lumineuse parfois, aux parois vertigineuses d'étroitesse, le meilleur et le pire des surprises du Paris caché. Cette photo est la première peut-être, et pas la meilleure je suis sûr (désolé) d'une série que j'essaierai de réaliser avant le déménagement de ma boîte, avant de quitter le 8ème pour le 7ème arrondissement au printemps prochain.
Alors à suivre pour une 6ème année de Paris est sa banlieue ;-)
Jean-Paul Chapon
22:28 Publié dans 8 - Cartes postales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : blog, grand-paris, paris-métropole, paris est sa banlieue, jean-paul chapon
08.01.2010
"Et peut-être que dans 80 ans on réfléchira, est-ce qu'il faut boucler la rocade ? " Miguel Padeiro sur le Grand-Paris
Depuis des mois Paris est sa banlieue écrit que les élections régionales en Ile-de-France se gagneront sur les transports, alors retour dans le Grand-Paris en ce début d’année 2010, avec une interview sur les transports dans la métropole de Miguel Padeiro, géographe urbaniste. Difficulté à mener à bien de grands projets d’infrastructure dans la métropole en raison de l’extrême fragmentation des pouvoirs, manque de courage politique, recul de la décentralisation contre excès de localisme, dérégulation ou rerégulation de l’urbanisme, infrastructures prespcriptrices et opposables, Miguel Padeiro propose des pistes de réflexion avec des réponses parfois provocatrices sur la décentralisation, le rôle de l’Etat, de la région, des pouvoirs locaux dans les projets d’infrastructure au niveau métropolitain. Des schémas directeurs qui ne vont pas au bout de leur logique, un certain autoritarisme de l’Etat, mais aussi une schizophrénie chez certains élus entre intérêts propres au niveau local et intérêt global à l’échelle de la métropole, mais aussi le risque de blocage et d’échec de tout projet par la poussée du localisme. Arc-Express/Métrophérique ou Grand-Huit ? pour lui, le Grand-Huit est une version pessimiste des transports de la métropole, parce pas pertinente ni d’un point de vue territorial ni d’un point de vue fonctionnel et qui ne correspond pas aux attentes de la métropole. De toute façon, il ne voit pas l’un ou l’autre projet se réaliser dans les délais annoncés, mais plutôt la réalisation de tronçons et autant de difficulté à boucler une rocade de métro qu’on en a pour l’A86, « et peut-être que dans 80 ans on réfléchira, est-ce qu’il faut boucler la rocade ? »
Le choix entre Métrophérique/Arc-Express porté par la région et le Grand-Huit du gouvernement ne se fera pas en raison de la pertinence des deux projets, mais du rapport de force qui s’établira entre les différents niveaux de pouvoir. Pour l’instant le grand-huit a l’avantage (Etat et projet de loi), mais les citoyens ne sont pas encore entrés dans le débat, et charge aux citoyens de le faire si on veut que le métrophérique prenne l’avantage. On voit que les régionales seront à cet égard cruciales pour l’avenir des deux projets.
Interview enregistrée le 30 décembre 2009 à Houilles
Vous avez étudié la construction du réseau de transports en commun parisien depuis ses origines. Pourquoi d’Orbitale en Métrophérique, Arc-Express ou Grand-Huit, a-t-on autant de mal aujourd’hui à développer sur une grande échelle les transports en commun de la métropole ?
Dans un article* sur les prolongements du métropolitain et l’occupation du sol en banlieue parisienne, vous en appelez à une infrastructure prescriptrice et opposable. Concrètement ça veut dire quoi, notamment par rapport au SDRIF ou à la loi Grand-Paris du gouvernement ?
Le projet de Grand-Huit du gouvernement déclenche des réactions très hostiles à gauche comme à droite. Pourtant, sur son parcours, on le voit notamment en Seine-Saint-Denis, il est plutôt bien reçu par les élus, mais de façon officieuse. Comment expliquez-vous ces réactions ?
On entend souvent objecter au projet de Grand-Huit de Christian Blanc, que l’Etat ne sait plus mener ce genre de projets d’infrastructures, n’a plus les compétences ni les moyens, notamment en terme d’ingéniérie. Qu’en pensez-vous ?
Dans le même article sur les prolongements de métro en banlieue, vous constatez que ces derniers n’ont pas eu à quelques exceptions près un grand impact dans les zones autours des gares. C’est pourtant une des hypothèses de base du projet de Christian Blanc, est-ce réaliste ?
Métrophérique-Arc-Express d’un côté, Grand-Huit de l’autre, quel est votre pronostic ?
Miguel Padeiro est géographe urbaniste, docteur en aménagement de l'espace et urbanisme de l'Université Paris-Est, et chercheur au LVMT (Laboratoire Ville Mobilité Transports), un laboratoire qui dépend à la fois de l'Ecole des Ponts-ParisTech, de l'Université Paris-Est et de l'INRETS. Au sein du LVMT, il fait partie de l'équipe Mobilité et métropolisation dirigée par Marie-Hélène Massot. Ses thèmes de recherche portent essentiellement sur l'accessibilité en milieu urbain et ses relations avec les dynamiques urbaines, locales et métropolitaines (emploi, tissu bâti, ménages résidents...)
* Prolongements du métropolitain et occupation du sol en banlieue parisienne - Miguel Padeiro Metropolis / FLUX 2009/1 - N° 75
Jean-Paul Chapon
19:04 Publié dans 1 - Grand-Paris et Paris-Métropole, 1.2 - Les transports à Paris intra-extra muros, 1.3 - Ils parlent de la Ville et du Grand Paris | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : miguel padeiro, grand-paris, paris-métropole, rocade, arc-express, metrophérique, grand-huit, christian blanc, sdrif
"Et peut-être que dans 80 ans on réfléchira, est-ce qu'il faut boucler la rocade ? " Miguel Padeiro sur le Grand-Paris
Depuis des mois Paris est sa banlieue écrit que les élections régionales en Ile-de-France se gagneront sur les transports, alors retour dans le Grand-Paris en ce début d’année 2010, avec une interview sur les transports dans la métropole de Miguel Padeiro, géographe urbaniste. Difficulté à mener à bien de grands projets d’infrastructure dans la métropole en raison de l’extrême fragmentation des pouvoirs, manque de courage politique, recul de la décentralisation contre excès de localisme, dérégulation ou rerégulation de l’urbanisme, infrastructures prespcriptrices et opposables, Miguel Padeiro propose des pistes de réflexion avec des réponses parfois provocatrices sur la décentralisation, le rôle de l’Etat, de la région, des pouvoirs locaux dans les projets d’infrastructure au niveau métropolitain. Des schémas directeurs qui ne vont pas au bout de leur logique, un certain autoritarisme de l’Etat, mais aussi une certaine schizophrénie chez certains élus entre intérêts propres au niveau local et intérêt global à l’échelle de la métropole, mais aussi le risque de blocage et d’échec de tout projet par la poussée du localisme. Arc-Express/Métrophérique ou Grand-Huit ? pour lui, le Grand-Huit est une version pessimiste des transports de la métropole, parce pas pertinente ni d’un point de vue territorial ni d'un point de vue fonctionnel et qui ne correspond pas aux attentes de la métropole. De toute façon, il ne voit pas l’un ou l’autre projet se réaliser dans les délais annoncés, mais plutôt la réalisation de tronçons et autant de difficulté à boucler une rocade de métro qu’on en a pour l’A86, « et peut-être que dans 80 ans on réfléchira, est-ce qu’il faut boucler la rocade ? »
Le choix entre Métrophérique/Arc-Express porté par la région et le Grand-Huit du gouvernement ne se fera pas en raison de la pertinence des deux projets, mais du rapport de force qui s’établira entre les différents niveaux de pouvoir. Pour l’instant le grand-huit a l’avantage (Etat et projet de loi), mais pour l’instant les citoyens ne sont pas encore entrés dans le débat, et charge aux citoyens de le faire si on veut que le métrophérique prenne l’avantage. On voit que les régionales seront à cet égard cruciales pour l’avenir des deux projets.
Interview enregistrée le 30 décembre 2009 à Houilles
Vous avez étudié la construction du réseau de transports en commun parisien depuis ses origines. Pourquoi d’Orbitale en Métrophérique, Arc-Express ou Grand-Huit, a-t-on autant de mal aujourd’hui à développer sur une grande échelle les transports en commun de la métropole ?
Dans un article* sur les prolongements du métropolitain et l’occupation du sol en banlieue parisienne, vous en appelez à une infrastructure prescriptrice et opposable. Concrètement ça veut dire quoi, notamment par rapport au SDRIF ou à la loi Grand-Paris du gouvernement ?
Le projet de Grand-Huit du gouvernement déclenche des réactions très hostiles à gauche comme à droite. Pourtant, sur son parcours, on le voit notamment en Seine-Saint-Denis, il est plutôt bien reçu par les élus, mais de façon officieuse. Comment expliquez-vous ces réactions ?
On entend souvent objecter au projet de Grand-Huit de Christian Blanc, que l’Etat ne sait plus mener ce genre de projets d’infrastructures, n’a plus les compétences ni les moyens, notamment en terme d’ingéniérie. Qu’en pensez-vous ?
Dans le même article sur les prolongements de métro en banlieue, vous constatez que ces derniers n’ont pas eu à quelques exceptions près un grand impact dans les zones autours des gares. C’est pourtant une des hypothèses de base du projet de Christian Blanc, est-ce réaliste ?
Métrophérique-Arc-Express d’un côté, Grand-Huit de l’autre, quel est votre pronostic ?
Miguel Padeiro est géographe urbaniste, docteur en aménagement de l'espace et urbanisme de l'Université Paris-Est, et chercheur au LVMT (Laboratoire Ville Mobilité Transports), un laboratoire qui dépend à la fois de l'Ecole des Ponts-ParisTech, de l'Université Paris-Est et de l'INRETS. Au sein du LVMT, il fait partie de l'équipe Mobilité et métropolisation dirigée par Marie-Hélène Massot. Ses thèmes de recherche portent essentiellement sur l'accessibilité en milieu urbain et ses relations avec les dynamiques urbaines, locales et métropolitaines (emploi, tissu bâti, ménages résidents...)
* Prolongements du métropolitain et occupation du sol en banlieue parisienne - Miguel Padeiro Metropolis / FLUX 2009/1 - N° 75
Jean-Paul Chapon
18:48 Publié dans 1 - Grand-Paris et Paris-Métropole, 1.2 - Les transports à Paris intra-extra muros, 1.3 - Ils parlent de la Ville et du Grand Paris | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : miguel padeiro, grand-paris, paris-métropole, rocade, arc-express, metrophérique, grand-huit, christian blanc, sdrif
01.01.2010
Carte de vœux du Grand-Paris, pour une année 2010 métropolitaine !
Dommage il ne faisait pas beau, le ciel gris, la fumée, la cheminée et les lignes à haute tension, ça ne fait pas rêver ? Peut-être, mais c'est la ville d'aujourd'hui. Et cette photo, avec le contraste étonnant entre les tours de la Défense et les champs entre Carrières et Houilles, rappelle les pistes que nous ont montrées les dix cabinets d'architectes de la consultation internationale sur le Grand-Paris, la mobilité et les transports bien sûr, avec le pont du RER, la voie d'eau avec la Seine et la nécessité de réintégrer l'eau et les fleuves dans la Métropole. La notion de pôles intenses, dynamiques et de ville légère, poreuse, avec un équilibre entre densification pour lutter contre l'étalement urbain et maintien des espaces naturels et même une réintégration des espaces agricoles dans la métropole. Une vision résumée par Bernardo Secchi et Paola Vigano : "Une forte mobilité est la condition indispensable pour bâtir une société démocratique. Ceci implique de développer le transport public sous toute ses formes et une nouvelle structure spatiale où l'eau, la biodiversité et les espaces agricoles sont mieux pris en compte".
Ce matin du 1er janvier, Paris est sa banlieue présente ses meilleurs voeux à ses visiteurs, lecteurs d'un jour et fidèles commentateurs, et leur souhaite une Bonne Année 2010 ! Une année que l'on voudrait plus Grand-Parisienne et plus Métropolitaine. Et en cette année d'élections régionales, une année plus politique au sens noble du mot et moins politicienne, qui prenne enfin en compte la Ville et ses citoyens, et non plus seulement le jeu et l'intérêt égoïste des uns contre les autres. C'est naïf ? sans doute, mais depuis 5 ans Paris est sa banlieue lutte naïvement pour la reconnaissance d'un Grand-Paris démocratique, réuni et solidaire, au-delà du carcan des frontières historiques et des frontières politiques, sociales et mentales qui fragmentent la métropole. Des propositions des uns en discours des autres, de Conférence métropolitaine en Paris-Métropole, et en Grand-Pari(s) des architectes, on avance, doucement, il faut continuer à y croire, même naïvement, mais avec audace et engagement ;-)
Alors Bonne Année à tous, et Bonne Année au Grand-Paris !
Jean-Paul Chapon
10:59 Publié dans 1 - Grand-Paris et Paris-Métropole, 8 - Cartes postales | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : grand-paris, paris-métropole, élections régionales, paris, banlieue, voeux, bonne année

















