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18.12.2010

"Paris est sa banlieue" déménage ;-)

Vous voulez comprendre l'actualité du Grand-Paris, sa difficile création, découvrir et aimer la métropole parisienne, du Petit-Paris de Delanoë au Grand-Paris, avec ses banlieues, la Ville de 11 millions de Grand-Parisiens qui attendent d'être enfin reconnus, alors continuez de lire Paris est sa banlieue

Paris est sa banlieue a une nouvelle adresse ! http://parisbanlieue.wordpress.com

02.06.2010

Paris est sa banlieue arrête sa publication sur 20minutes.fr...

mais continue dans sa version d'origine sur Lemonde.fr http://parisbanlieue.blog.lemonde.fr

Changez vos bookmarks si nécéssaire ;-)

Nouvelle note, Entre Grand-Paris et Paris-Métropole, entre Arc-Express et Grand-Paris, l'indifférence générale

A bientôt,

Jean-Paul Chapon

22.05.2010

Paris est sa banlieue arrête sa publication sur 20minutes.fr

mais continue dans sa version d'origine sur Lemonde.fr http://parisbanlieue.blog.lemonde.fr

Nouvelle note, Du Grand Paris au Grand Gâchis...

A bientôt,

Jean-Paul Chapon

19.04.2010

Liberté, égalité, sécurité ou l'égalité républicaine de Monsieur Gachet

« Ce qui serait ressenti ailleurs différemment peut provoquer un réel sentiment d'insécurité ici. » Ici, c’est le 16ème arrondissement de Paris. Ailleurs, c’est autour, le reste de Paris, le petit des 20 arrondissements, et le grand, la banlieue. La phrase elle, est prononcée par Gérard Gachet, porte-parole du ministère de l'Intérieur et conseiller délégué à la sécurité dans le 16e arrondissement, en réponse à une question de 20minutes lui faisant remarquer « Pourtant, on ne peut pas dire que le 16e est particulièrement sujet à la délinquance, comparé à d'autres arrondissements de la capitale… » C’est une phrase qui rappelle celle de David Martinon, éphémère candidat UMP aux municipales, qui en 2007 qualifiait Neuilly d’ « écrin unique en France, qui reste à l’abri des dérives de l’agglomération parisienne.

»

Une phrase que je ne peux pas m'empêcher de mettre en parallèle avec celle de Claude Dilain, le maire Clichy-sous-bois, qui a « honte d’être le représentant impuissant de la République française » et qui a tant attendu un poste de police à Clichy-Montfermeil après les émeutes de 2005 (je ne sais même pas s'il est enfin là). Mais il est vrai qu'un clichois et un parisien du 16ème arrondissement, ce n'est pas la même chose. Il y a des citoyens plus égaux que les autres. Et oui, Claude Dilain a raison, la logique du ghetto arrange tout le monde; dans le ghetto on est habitué, les écoles poubelles, la violence, l'absence de services, l'enclavement, c'est "ressenti différemment". Dans sa dernière interview sur Paris est sa banlieue, Philippe Dallier déclarait que pour financer les politiques sociales du Grand-Paris, il fallait partager les richesses du Grand-Paris, ce à quoi Monsieur Gachet semble répondre que "Charité bien ordonnée commence par soi-même". Le rêve d'un Grand Paris solidaire est encore bien lointain. En attendant, un mur du çon de Paris est sa banlieue s'impose pour Monsieur Gachet...

Jean-Paul Chapon (avec mes remerciements au Dr Gonzo ;-)

17.04.2010

Carte postale du Grand-Paris, avec autoroute urbaine et bonheur oublié

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Le maire du Petit Paris, Bertrand Delanoë, vient de dévoiler son projet de reconquête des berges de la Seine, et à cette occasion il a déclaré selon l’AFP qu’il voulait « donner à Paris une occasion de bonheur ». Je cite ici l’éditorial qui accompagne son dossier de presse.

« Paris est née de la Seine : c’est, en quelque sorte sa « ligne de vie ». C’est pourquoi, il y a plusieurs années déjà, j’ai eu la conviction que sur cet axe essentiel devait naître un projet dédié à la beauté et à l’âme de Paris. Cette intuition est même devenue un engagement que nous avons inscrit dans notre projet, lors de la campagne pour les élections municipales de 2008.

En effet, comment accepter que ce site exceptionnel demeure réduit à l’état d’autoroute urbaine ? Notre ambition est donc de transformer cet espace pour l’embellir et réinventer ses usages. Ce site est vaste et offre un potentiel extraordinaire. Cela s’adresse à tous les amoureux de Paris, à toutes les générations : car si notre ville appartient à tout le monde, les rives de son fleuve doivent être à la hauteur de cette invitation permanente et universelle…

Oui, la transformation des voies sur berges entre en résonance avec une certaine conception de la ville du XXIème siècle. Car elle vise à mettre en harmonie des notions si longtemps délaissées : convivialité, diversité, créativité et esthétique. »

Juste en sortant de Paris, il y a la banlieue, l'entrée dans le Grand-Paris. Ici une photo prise ce soir depuis le pont Nelson Mandela, au-dessus de l’autoroute A4 à Charenton. Ici, le "site est exceptionnel", c'est le quartier du Conflans, au niveau du confluent entre la Marne et la Seine. Aujourd'hui, le confluent est le siège du complexe en chinois en berne Chinagora, hôtel à l'architecture sinisante et restaurant en pseudo pagode de béton. Ici aussi comme Bertrand Delanoë l'écrit dans son éditorial, les rives droite et gauche sont différentes. Industrielle sur la rive gauche, et habitations sur la rive droite, juste au-dessus de l'autoroute urbaine. Ici enfin, le bonheur est oublié depuis longtemps, peut-être depuis le temps jadis où l'on se baignait sur les rives de la Marne et de la Seine, avant la construction de l'autoroute. Mais il faut bien que l'autoroute qui vient de l'Est de la France puisse rejoindre la capitale, le Petit Paris régalien, et que la capitale puisse aussi sortir vers l'Est. Dommage pour la banlieue et pour le Grand-Paris...

J’aurais bien volontiers cité plus longuement Bertrand Delanoë dans ses envolées sur le bonheur, la reconquête des bords de Seine, mais malheureusement, il semblerait que le site de la mairie de Paris ne soit plus vraiment mis à jour, à moins que la direction de la Communication de Bertrand Delanoë considère que le maire de Paris n’a plus prononcé de discours important depuis le 14 décembre 2009. Le discours est bien sûr disponible en vidéo, mais je n’ai pas le courage ce soir de le retranscrire. C’est comme pour les dossiers de presse, en dehors des liens directs sur un événement, il n’y a plus de nouveaux dossiers de presse du maire mis en ligne dans l’espace presse depuis le 29 janvier 2008, quant aux dossiers de presse de la mairie de Paris, il n’y en a plus depuis fin 2009. Serait-il plus difficile de mettre à jour un site internet que de vouloir donner du bonheur à Paris ;-)

Sur le même thème il faut aussi lire La Honte, l'article que signe Dominique Albertini sur le site de Megalopolis Mag.

Jean-Paul Chapon

14.04.2010

Carte postale du Petit Paris, avec bonheur, égoïsme et grandes roues

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Pendant que quelques millions d’habitants du Grand Paris se demandent s’ils auront un jour "le bonheur" de pouvoir utiliser une ligne de rocade de métro de banlieue, le maire du Petit Paris, Bertrand Delanoë veut redonner aux parisiens "le bonheur" de se promener sur les berges de la Seine. Chacun ses priorités. Bertrand Delanoë veut donc comme le rapporte l’AFP « donner à Paris une occasion de bonheur » en embellissant les bords de Seine. Et comme s’il était honteux et n’osait assumer son projet, il propose de ne fermer à la circulation que la partie centrale de la voie côté rive droite, ainsi « une nouvelle promenade serait créée au bord de l'eau, du bassin de l'Arsenal à l'Hôtel de ville, avec des barges sportives, un café flottant » peut-on lire dans la dépêche AFP, même traitement rive gauche. Mais fermer 2 km ou tout, c’est la même chose. C’est interrompre cette voie qui faute de mieux permet de relier l’Ouest et l’Est du Grand Paris, en traversant le Petit Paris. Le bonheur c'est bien, mais une ville c'est mobile, ça vit et ça se déplace, et la possibilité de se déplacer, c'est un élément qui permet ce bonheur, au-delà des seuls loisirs et activités ludiques que Bertrand Delanoë veut installer sur les berges de la Seine. Et oser dire qu’il suffirait de reporter la circulation de cette voie sur le périphérique et sur les quais hauts, n’entraînant qu’une augmentation de 5 à 6 minutes comme on peut le lire ce soir dans Le Monde relève de la méthode Coué ou des manières d’arracheur de dents.

Les régionales à peine passées, on assiste au grand retour de l’égoïsme de la mairie de Paris et de Bertrand Delanoë. Certes, ce serait magnifique d’enlever des bords de Seine une autoroute qui défigure la ville. Mais pour autant il faudrait d’abord la remplacer et offrir une alternative crédible et penser à l’échelle de la métropole et pas à celle du Petit Paris. Mais que voit-on ? Un débat honteux entre droite et gauche autour des projets de rocades de transports, allant jusqu’au blocage le plus imbécile et navrant. L’intérêt partisan est bien supérieur à l’intérêt général aujourd’hui. Et dans la perspective d’un Grand Paris, n’y a-t-il pas d’autres urgences que de donner une occasion de bonheur à Paris ? C’est comment le bonheur de Paris vu du bonheur de Clichy-sous-bois ou de celui de Montfermeil, de Sevran, de Bondy ou de Gennevilliers, tous ces bonheurs de banlieue ? C’est la gestion du petit Paris et de ses priorités égoïstes ; on fait un tram des maréchaux, qui a l’air si éloigné et périphérique depuis les berges de la Seine et des fenêtres de l’Hôtel de Ville du Petit Paris, mais qu’il a l’air tellement central ce tram vu des arrêts de bus de Clichy-sous-bois. Alors partager, accepter l’idée de solidarité, oser le Grand Paris, ce sera pour une autre fois. Accepter,à gauche comme à droite de penser aux Grands Parisiens, à leur besoin urgent de transports, avant de penser au bonheur de Paris, et à la tranquillité corporatiste des élus, c’est une question que Bertrand Delanoë semble avoir oubliée depuis longtemps. Je ne parle pas de Jean-Paul Huchon, qui ne s’est jamais posé la question. Qu’il est loin le temps des audaces, de la création de Conférence métropolitaine. Paris Métropole ronronne, Pierre Mansat, l’adjoint de Bertrand Delanoë chargé des relations avec les banlieues est tout fier d’annoncer sur Facebook et Twitter qu’il y a désormais 109 collectivités adhérentes, et organise des débats. C’est bien. Les banlieues débattront et se compteront.

Alors Monsieur Delanoë, puisque vous placez le bonheur et les loisirs parmi vos priorités, pourquoi ne pas aller faire un petit tour à la Foire du Trône. Pas de risque c’est encore dans le Petit Paris, pas dans le Grand, pas en banlieue ; mais là, depuis le haut d'une des grandes roues et autres nacelles illuminées, vous pourriez voir le périphérique saturé, avant même qu’il ne serve d’alternative à la fermeture de la voie sur berge, et puis en tendant un peu le cou, en prenant garde à ne pas tomber, vous verrez peut-être aussi l’A4, saturée elle aussi. Il n’y a que le RER A que vous ne verrez pas. Mais à l’occasion, Annick Lepetit votre adjointe aux transports et Jean-Paul Huchon le président de la région et surtout du STIF, pourront vous y organiser une excursion. Et avec un peu de chance vous aurez un train à deux niveaux, avant même 2012 ;-)

Jean-Paul Chapon

07.04.2010

"Pour financer les politiques sociales du Grand-Paris, il faut partager la richesse du Grand-Paris", Philippe Dallier, sénateur UMP du 93

Une interview tonique avec Philippe Dallier, le sénateur UMP des Pavillons-sous-bois en Seine-Saint-Denis, auteur d'un rapport et d'une proposition sur le Grand-Paris qui retrouve sa verve, ne connaît toujours pas la langue de bois et se présente clairement comme un acteur incontournable pour la construction du Grand-Paris (pas le grand-huit, mais le vrai). A quelques minutes de la reprise des débats au Sénat sur le projet de loi du Gouvernement sur l'autre Grand-Paris, celui de Christian Blanc, le secrétaire d'Etat au développement de la région-capitale, Philippe Dallier qui a lancé un appel à la raison il y a quelques jours, s'exprime sur le dossier. Mais aussi sur Paris-Métropole, qu'il verrait bien comme partenaire de discussion et surtout comme garant d'une vision métropolitaine au sein du projet gouvernemental. S'il renvoie dos à dos la région et le gouvernement dans la crispation autour de ce débat, sur le thème de la "réponse du berger à la bergère", il réclame la suppression de l'amendement qui clôt "manu milatari" la question d'Arc-Express, la rocade portée par la région. Mais pour lui, le projet ne va pas assez loin, les transports, c'est bien, mais il y a aussi le logement, la mixité sociale, la cohésion urbaine. Sur la gouvernance et son absence dans les débats, il conseille de s'adresser à tous ceux qui y sont opposés, à commencer par le président de la région, Jean-Paul Huchon, mais aussi aux élus de gauche comme de droite, notamment les présidents de Conseils généraux. Intéressante avancée, Philippe Dallier ménage Paris-Métropole, que la droite pourrait rejoindre si elle devient dans le texte de loi l'interlocuteur de la société du Grand-Paris comme il le propose, mais il est tout de même désespéré par le manque d'avancée et l'absence de la gouvernance du côté de ce qui reste encore un syndicat d'étude. A propos de la réforme des collectivités, on discute des métropoles de provinces à l'Assemblée et au Sénat, alors que rien n'avance pour le Grand-Paris, c'est absurde. Enfin commentant la décision de Claude Bartolone de présenter un budget en déséquilibre pour le 93, il y voit la preuve que le département n'est pas à la bonne échelle. "Pour financer les politiques sociales du Grand-Paris, il faut partager la richesse du Grand-Paris", suppression de la taxe professionnel, péréquation fiscale, le Grand-Paris est la solution pour répondre aux question posées par Claude Bartolone, auquel il déclare "moi j'ai une solution, j'attends toujours celle de Claude Bartolone...

"

Nous sommes ici au Sénat, débat sur le Grand-Paris, tout d'abord ça se passe comment ?

Vous avez lancé il y a quelques jours un communiqué d'apaisement ou d'appel à la raison. Quelles échos a-t-il reçu ?

Paris-Métropole est pour l'instant assez silencieux. Vous voyez un changement dans sa façon d'aborder la question et pourquoi pensez-vous que Paris-Métropole est le bon interlocuteur ?

Pourquoi la gouvernance reste toujours l'éternelle absente ?

Que pensez-vous de la volonté de Claude Bartolone, président du Conseil général du 93 de proposer un budget en déséquilibre ?

Interview enregistrée au Sénat, le 7 avril 2010

Jean-Paul Chapon

03.04.2010

Carte postale de Vincennes, avec château de banlieue, chêne et identité nationale ;-)

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J'aime faire le détour par le château de Vincennes lorsque je rentre de Paris en voiture, comme ce soir après la visite du samedi pour rendre visite à ma mère, mes samedis Alzheimer. J'aime aussi aller jusqu'au château juste pour faire un tour de vélo sans autre but que de bouger un peu. Le donjon a été restauré, il a fallu près de 10 ans, c'est long. Mais il est superbe aujourd'hui. La chapelle s'ouvre aussi. Ici on voit la partie médiévale du château, le donjon restauré, la chapelle et une des portes. Mais il y a aussi les deux pavillons XVIIème, les galeries à l'italienne qui les relient. Vincennes, c'est là, juste à côté de Paris, le château pavillon de chasse en lisière du bois, une respiration au coeur de la métropole, une parenthèse historique, architecturale et tout simplement un but de promenade pour les parisiens, de l'intra ou de l'extra-muros. Le château de Vincennes est candidat pour héberger le musée de l'histoire de France, projet sarkozyen identitaire de la nation française. Duepuis le chêne sous lequel le bon roi Saint-Louis rendait la justice, Vincennes est légitime, mais je crois que le dossier  Vincennes n'a pas la cote. Pourtant établir un musée juste au-delà du périphérique serait déjà une justification en soi.  En attendant, il faut venir voir le château magnifique, juste pour rêver un peu ;-)

Jean-Paul Chapon

23.01.2010

Carte postale de banlieue, avec déplacements et collages urbains au temps d'Alzheimer

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Fontenay-sous-bois, sous le pont de l'A86

En allant voir ma mère, comme tous les samedis après-midi, je pensais à ce qu'elle me disait il y a longtemps déjà, quand à la fin de la vie de mon grand-père, son père, elle allait le voir à l'hôpital de Tullins, je crois, ou d'une autre petite ville de l'Isère où la mort l'a définitivement arrêté. Elle me disait qu'elle connaissait par cœur cette route qu'elle faisait tous les jours, entre Moirans et Tullins, et qu'elle aurait pu y aller les yeux fermés. Maintenant, c'est mon tour d'aller voir ma mère, pas tous les jours, tous les samedis ou dimanches, parfois plus, et tous les jours quand il y a une alerte, comme entre Noël et le jour de l'An. La route est toujours la même, le périphérique, au sud ou au nord, suivant l'état du trafic. Parfois un retour par la banlieue, sortir du périphérique à Gentilly, puis Ivry, traverser les voies de la gare d'Austerlitz, admirer l'incinérateur d'Ivry, ses panaches de vapeur et le scintillement du revêtement de vitrocéramique. Reprendre l'A4 et longer la Marne que l'on ne voit pas, mais que l'on sait être à côté, ou traverser le bois, pour respirer un peu, le temps d'une échappée. Ou alors prendre l'A3 par la porte de Bagnolet, pour sortir dans cette improbable branche oubliée qui finit sans lumière dans les terrains vagues qui longent Mozinor, là-haut, sur le plateau de Montreuil, près des murs à pêches et des ferrailleurs. Itinéraires urbains, navigation automatique, la tête ailleurs, tristesse des samedis après-midi où semaine après semaine, j'observe la lente et vertigineuse déchéance de ma mère. Alzheimer, sans retour. Et je comprends ce qu'elle voulait dire, sur cet itinéraire qu'elle aurait pu faire les yeux fermés, tant elle l'a fait, conduite automatique, tristesse et mélancolie de ces moments, préparation avant d'arriver, et sas de décompression pour sortir. Je n'y suis jamais allé en RER et métro. C'est un moment qu'on ne peut pas partager, peut-être que le retour garde encore un peu de cette présence qui s'enfuit. Alors je regarde le parcours, je crois que je connais mieux que personne chaque bord de périphérique, abord d'A86, et recoin d'A3, parce que je les regarde, les photographie, comme pour ne pas oublier le décor de ces derniers moments ou simplement les prolonger et les revoir.

Jean-Paul Chapon

22.01.2010

Régionales, Ile-de-France et Grand-Paris : les audaces "radicalement nouvelles" de Chantal Jouanno ;-)

Ce matin sur France-Info, on entend François Fillon, appeler les candidats UMP aux régionales à de l’audace. A la lecture de l’interview qu’elle a donné hier dans 20minutes, on se rend compte que Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’Ecologie et tête de liste UMP à Paris, a pris de l’avance pour largement anticiper les attentes du Premier ministre.

chantal-jouanno.1264160617.jpg « Il faut automatiser les lignes 1, 4 et 14 » déclare bille en tête à 20minutes, Chantal Jouanno, dans une interview dont le titre en dit long : « des solutions radicalement nouvelles ». Les transports sont au cœur de la campagne de Valérie Pécresse, candidate UMP en Ile-de-France et sa tête de liste parisienne s’applique en première de la classe à décliner sur Paris cette priorité. Dommage, pour Chantal Jouanno, il faudra mieux préparer ses dossiers la prochaine fois, ou du moins vérifier le travail de ses équipes. La ligne 14 est la première ligne de métro automatique du réseau parisien, mise en service en …1998, il y a 12 ans. Quant à la ligne 1, son automatisation a été décidée il y a 5 ans et les travaux sont déjà en court. Si jamais Chantal Jouanno a la curiosité et surtout l’audace de descendre dans le métro, elle pourra ainsi constater de visu que les travaux avancent notamment avec l’installation de portes palières dans plusieurs stations de la ligne.

Chantal Jouanno, qui veut des "solutions radicalement nouvelles", comme « installer des pistes cyclables, des bouquinistes » sur les quais au niveau de la Tour Eiffel, veut organiser pour les mettre ne place un « Grenelle de Paris ». Original. Et de citer au passage, péage urbain, couverture du périphérique et densification, franchement moins original… On pourra sans doute faire l’économie d’un Grenelle.

Mais il y a quelque chose de plus inquiétant que l’ignorance de la secrétaire d’Etat, même si elle est assez choquante (avec une ligne on pense à une coquille, mais avec deux…), et que son manque de propositions "radicalement nouvelles", il y a une vision étroite de la ville. Pourquoi un Grenelle de Paris, et pas du Grand-Paris ? Peut-être pourrait-elle proposer de travailler avec Paris-Métropole, finalement. Nicolas Sarkozy nous annonçait une Agora du Grand-Paris pour le début de 2010. En attendant, plutôt que de boycotter le syndicat mixte d’études, elle pourrait l’utiliser et économiser l’organisation d’une nouvelle usine à gaz…

Mais Chantal Jouanno ne sait peut-être pas encore que Paris-Métropole existe, comme pour l’automatisation des lignes de métro. De même, Chantal Jouanno ne semble pas savoir qu’autour de Paris, il y a la banlieue, avec des gens dedans, qui bougent et même parfois vont à Paris. Ainsi quand on lui demande comment sensibiliser aux questions écologiques ceux qui n’habitent pas Paris mais en sont simplement usagers, elle répond « je prévois un clin d’œil en direction des touristes : ils pourraient bénéficier d’un passeport climat, qui leur donnerait accès à des coupe-file pour des musées ou des entrées gratuites s’ils utilisent les transports en commun. » Exit la question des banlieues, du rapport de Paris avec celles-ci, notamment dans la question des transports, des voitures, de la pollution. Un bon clin d’œil pour une candidate non pas aux municipales, mais aux régionales. Bref, un mur du çon en béton bio pour la secrétaire d’Etat à l’écologie ;-)

Jean-Paul Chapon

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